
Le ministère indien des Affaires étrangères (MEA) a annoncé le 26 avril un plan d’« extension renforcée » pour protéger les quelque neuf millions de citoyens indiens vivant et travaillant dans la région du Golfe et plus largement en Asie occidentale. Des lignes d’assistance 24h/24 ont été renforcées dans les missions aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, à Oman, au Qatar, au Koweït, à Bahreïn, en Irak et en Israël, tandis qu’une cellule de crise dédiée à New Delhi suit en temps réel les mouvements des vols et des marins. Selon le ministère, 1,296 million de passagers ont voyagé depuis la région vers l’Inde depuis le 28 février, malgré des fermetures périodiques de l’espace aérien. Environ 110 vols commerciaux étaient programmés dimanche uniquement entre les Émirats arabes unis et l’Inde, bien que les services passant par l’espace aérien iranien restent limités. Une attention particulière est portée aux marins indiens après l’activité de drones houthis dans la mer Rouge et les surcharges d’assurance des pétroliers, qui ont poussé certaines compagnies maritimes à contourner par le Cap de Bonne-Espérance. La Direction générale de la navigation a confirmé avoir traité plus de 7 700 appels d’urgence et 16 500 courriels depuis l’activation de sa salle de contrôle des risques de guerre en mars. Pour les employeurs, l’impact immédiat concerne la planification des rotations et les coûts. « Les prix des billets sur la liaison Dubaï-Kerala oscillent entre 48 000 et 65 000 roupies, et changent deux fois par jour », explique un responsable de la relocalisation dans une grande entreprise de services informatiques. Certaines sociétés divisent désormais les plannings pour que le personnel de maintenance critique puisse voyager à court préavis dès que les capacités se stabilisent. Le MEA a réitéré son avertissement « ne pas voyager » pour l’Iran et a exhorté les Indiens encore sur place à quitter le pays par les frontières terrestres, sous coordination de l’ambassade à Téhéran. À ce jour, 2 445 départs ont été facilités. Les équipes de mobilité accompagnant le personnel de projet dans la région doivent prévoir des budgets de contingence pour des changements de route de dernière minute et informer les voyageurs des couvre-feux locaux variables, notamment dans les provinces orientales de l’Arabie saoudite et certaines zones du sud de l’Irak. Face à une crise sans résolution immédiate en vue, les experts estiment que la politique indienne est passée d’un mode évacuation à une résilience maîtrisée — maintenant les liens commerciaux ouverts tout en garantissant un financement complet des mécanismes de protection sociale, de la résolution des litiges salariaux à l’évacuation médicale d’urgence.
Source : NewKerala / ANI
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