
Après deux mois tumultueux déclenchés par les fermetures de l’espace aérien du 28 février, l’économie touristique des Émirats arabes unis retrouve enfin son équilibre. Selon un aperçu du marché publié par Travel Daily Media le 28 avril, les demandes entrantes atteignent désormais 30 à 50 % des niveaux d’avant la perturbation, portées principalement par les voyages d’affaires et les courts séjours de loisirs. Ce qui change par rapport à la période de forte activité avant la guerre, c’est le comportement de réservation. Les acheteurs d’affaires comme les vacanciers évitent les tarifs non remboursables et les réservations anticipées, préférant des billets et des tarifs d’hôtel entièrement flexibles, modifiables à 24 ou 48 heures. Les agences de voyages en ligne rapportent que la fenêtre moyenne de réservation pour les hôtels de Dubaï est passée de 32 jours en janvier à seulement 11 jours lors de la dernière semaine d’avril. La capacité aérienne se reconstitue également. Emirates, Etihad et flydubai ont rétabli environ trois quarts de leurs vols en opérant via des « corridors sûrs » publiés — un signal de confiance scruté de près par le secteur mondial des réunions et événements. Dubaï prévoit toujours d’ajouter plus de 9 000 nouvelles chambres d’hôtel d’ici 2028, soulignant la confiance à long terme dans le fait que ce hub du Golfe continuera d’attirer une demande de dernière minute une fois la région stabilisée. Pour les responsables de la mobilité, la leçon clé est que l’appétit des voyageurs n’a pas disparu, il est simplement devenu plus flexible. Les politiques de voyage autorisant les tarifs remboursables et l’annulation d’hôtel le jour même deviennent rapidement la norme, et les fournisseurs offrant une véritable flexibilité sans frais excessifs gagnent des parts de marché. Par ailleurs, les équipes de gestion des risques sont invitées à remplacer les processus d’approbation statiques par une surveillance en temps réel des déplacements, afin que les employés puissent s’adapter à des itinéraires alternatifs en cas de nouvelle fermeture de l’espace aérien régional.
Source : Travel Daily Media