
Les voyageurs britanniques et autres ressortissants hors UE se rendant en Belgique cet été sont invités à prévoir un temps supplémentaire aux contrôles aux frontières, alors que le nouveau Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’UE se met en place. Le groupe de consommateurs Which? a rapporté le 15 mai que les aéroports de la zone Schengen connaissent des files d’attente de plusieurs heures depuis le lancement du programme biométrique le 10 avril 2026, avec une congestion particulièrement marquée à Palma, Lisbonne et Milan.
Comme Eurostar et Eurotunnel effectuent les contrôles de sortie Schengen avant le départ, les retards se font déjà sentir à Londres St Pancras et à Calais, et la gare belge de Bruxelles-Midi sera la prochaine concernée lors du déploiement complet.
Avec l’EES, les ressortissants de pays tiers doivent fournir leurs empreintes digitales et une photo faciale via une borne automatisée ou un guichet lors de leur première traversée de la frontière extérieure après le 10 avril. Ces données remplacent les tampons sur les passeports et alimentent une base centrale qui contrôle la limite de séjour de 90 jours sur 180. Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés des empreintes digitales, mais pas des photos.
Les États membres peuvent suspendre temporairement le système en cas de files d’attente ingérables; la Grèce a déjà annoncé une pause saisonnière, et des sources à l’aéroport de Bruxelles indiquent que la Belgique envisage des mesures similaires pendant le pic des fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte.
Pour les employeurs belges, ces nouvelles règles présentent deux risques concrets. D’une part, les collègues en visite venant de pays exemptés de visa pourraient manquer des réunions si les bornes biométriques tombent en panne ou si les files s’allongent. D’autre part, les navetteurs fréquents basés au Royaume-Uni mais travaillant partiellement en Belgique verront chaque passage enregistré avec précision, mettant fin à la flexibilité auparavant permise par des tampons de passeport irréguliers.
Les équipes en charge des risques liés aux déplacements doivent conseiller au personnel d’arriver plus tôt, de garder une preuve de billet de continuation à portée de main et de s’assurer que les passeports comportent au moins deux pages vierges au cas où des tampons manuels seraient encore apposés durant la période de transition.
À plus long terme, l’EES alimentera directement ETIAS, l’autorisation électronique de voyage à 20 € prévue pour fin 2026. Une fois ETIAS obligatoire, la police fédérale belge pourra refuser l’embarquement aux voyageurs sans préautorisation ou dont le dossier EES révèle un dépassement de séjour.
Les entreprises doivent donc revoir leurs politiques de devoir de vigilance, mettre à jour leurs logiciels de suivi des voyageurs pour intégrer les horodatages EES, et informer leurs employés sur la règle des 90 jours sur 180, en particulier les contractuels partageant leur temps entre la Belgique et d’autres hubs européens.
La Commission européenne rappelle que « les difficultés initiales sont normales » et que l’EES finira par accélérer les passages aux frontières grâce à la mise en place de bornes électroniques pour les visiteurs réguliers. Néanmoins, les responsables de la mobilité doivent s’attendre à au moins six mois de perturbations opérationnelles et prévoir des marges de sécurité dans les plannings de voyage, jusqu’à ce que les aéroports, gares ferroviaires et ports de ferry en Belgique et dans les pays voisins atteignent leur pleine capacité biométrique.
Comme Eurostar et Eurotunnel effectuent les contrôles de sortie Schengen avant le départ, les retards se font déjà sentir à Londres St Pancras et à Calais, et la gare belge de Bruxelles-Midi sera la prochaine concernée lors du déploiement complet.
Avec l’EES, les ressortissants de pays tiers doivent fournir leurs empreintes digitales et une photo faciale via une borne automatisée ou un guichet lors de leur première traversée de la frontière extérieure après le 10 avril. Ces données remplacent les tampons sur les passeports et alimentent une base centrale qui contrôle la limite de séjour de 90 jours sur 180. Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés des empreintes digitales, mais pas des photos.
Les États membres peuvent suspendre temporairement le système en cas de files d’attente ingérables; la Grèce a déjà annoncé une pause saisonnière, et des sources à l’aéroport de Bruxelles indiquent que la Belgique envisage des mesures similaires pendant le pic des fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte.
Pour les employeurs belges, ces nouvelles règles présentent deux risques concrets. D’une part, les collègues en visite venant de pays exemptés de visa pourraient manquer des réunions si les bornes biométriques tombent en panne ou si les files s’allongent. D’autre part, les navetteurs fréquents basés au Royaume-Uni mais travaillant partiellement en Belgique verront chaque passage enregistré avec précision, mettant fin à la flexibilité auparavant permise par des tampons de passeport irréguliers.
Les équipes en charge des risques liés aux déplacements doivent conseiller au personnel d’arriver plus tôt, de garder une preuve de billet de continuation à portée de main et de s’assurer que les passeports comportent au moins deux pages vierges au cas où des tampons manuels seraient encore apposés durant la période de transition.
À plus long terme, l’EES alimentera directement ETIAS, l’autorisation électronique de voyage à 20 € prévue pour fin 2026. Une fois ETIAS obligatoire, la police fédérale belge pourra refuser l’embarquement aux voyageurs sans préautorisation ou dont le dossier EES révèle un dépassement de séjour.
Les entreprises doivent donc revoir leurs politiques de devoir de vigilance, mettre à jour leurs logiciels de suivi des voyageurs pour intégrer les horodatages EES, et informer leurs employés sur la règle des 90 jours sur 180, en particulier les contractuels partageant leur temps entre la Belgique et d’autres hubs européens.
La Commission européenne rappelle que « les difficultés initiales sont normales » et que l’EES finira par accélérer les passages aux frontières grâce à la mise en place de bornes électroniques pour les visiteurs réguliers. Néanmoins, les responsables de la mobilité doivent s’attendre à au moins six mois de perturbations opérationnelles et prévoir des marges de sécurité dans les plannings de voyage, jusqu’à ce que les aéroports, gares ferroviaires et ports de ferry en Belgique et dans les pays voisins atteignent leur pleine capacité biométrique.
Source : Which?
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