
Le 19 mai 2026, le ministère de l’Intérieur tchèque a dévoilé une réforme majeure de la loi sur le séjour des étrangers, visant à durcir les règles migratoires dans le contexte de la guerre de la Russie contre l’Ukraine. Au cœur du projet figure une nouvelle disposition qui mettrait fin automatiquement au statut de protection temporaire, imposé par l’UE, pour les réfugiés ukrainiens passant plus de 30 jours consécutifs hors du territoire tchèque. Selon les autorités, cette mesure vise à lutter contre le « tourisme des prestations », où les bénéficiaires de ce statut, proche d’un visa, circulent entre les frontières tout en continuant à percevoir des aides sociales tchèques. Le ministre de l’Intérieur, Lubomír Metnar, a souligné que la sécurité et l’égalité de traitement étaient les priorités: « Les personnes qui vivent et travaillent réellement ici sont les bienvenues, mais ceux qui exploitent notre système social doivent respecter les mêmes obligations que les citoyens tchèques. »
Les nouvelles règles compliqueraient également la conversion du statut de protection temporaire en un nouveau titre de séjour spécial de cinq ans, qui exige autonomie financière, preuve d’assurance et un revenu annuel minimum de 440 000 CZK. Les demandes pour ce statut ont explosé, avec environ 45 000 dossiers déposés au cours des quatre premiers mois de 2026. Outre la règle des 30 jours, le projet de loi prévoit des sanctions renforcées contre l’organisation de migrations irrégulières et centralise le contrôle judiciaire des cas sensibles en matière de sécurité dans une juridiction spécialisée. Les véhicules immatriculés en Ukraine devront passer un contrôle technique tchèque dans les six mois et être enregistrés dans le registre national d’ici 2028, fermant ainsi une autre faille exploitée par des réseaux criminels, selon la police.
Pour les employeurs, cette proposition complique la gestion des ressources humaines. Les équipes devront suivre de près les déplacements transfrontaliers des employés pour éviter une perte soudaine de l’autorisation de travail, tandis que les responsables de la mobilité devront surveiller l’évolution des critères de conversion vers un séjour de longue durée. Si la loi est adoptée à l’automne, la plupart des mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2027, laissant environ six mois aux entreprises pour adapter leurs systèmes de conformité internes. Avec plus de 380 000 Ukrainiens encore sous protection temporaire, cette réforme impactera fortement les secteurs de la construction, de l’industrie et des services, qui dépendent largement de la main-d’œuvre ukrainienne. Les associations professionnelles réclament déjà une période de transition, avertissant qu’une perte brutale de statut pourrait aggraver la pénurie de main-d’œuvre en Tchéquie et perturber les chaînes d’approvisionnement régionales.
Les nouvelles règles compliqueraient également la conversion du statut de protection temporaire en un nouveau titre de séjour spécial de cinq ans, qui exige autonomie financière, preuve d’assurance et un revenu annuel minimum de 440 000 CZK. Les demandes pour ce statut ont explosé, avec environ 45 000 dossiers déposés au cours des quatre premiers mois de 2026. Outre la règle des 30 jours, le projet de loi prévoit des sanctions renforcées contre l’organisation de migrations irrégulières et centralise le contrôle judiciaire des cas sensibles en matière de sécurité dans une juridiction spécialisée. Les véhicules immatriculés en Ukraine devront passer un contrôle technique tchèque dans les six mois et être enregistrés dans le registre national d’ici 2028, fermant ainsi une autre faille exploitée par des réseaux criminels, selon la police.
Pour les employeurs, cette proposition complique la gestion des ressources humaines. Les équipes devront suivre de près les déplacements transfrontaliers des employés pour éviter une perte soudaine de l’autorisation de travail, tandis que les responsables de la mobilité devront surveiller l’évolution des critères de conversion vers un séjour de longue durée. Si la loi est adoptée à l’automne, la plupart des mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2027, laissant environ six mois aux entreprises pour adapter leurs systèmes de conformité internes. Avec plus de 380 000 Ukrainiens encore sous protection temporaire, cette réforme impactera fortement les secteurs de la construction, de l’industrie et des services, qui dépendent largement de la main-d’œuvre ukrainienne. Les associations professionnelles réclament déjà une période de transition, avertissant qu’une perte brutale de statut pourrait aggraver la pénurie de main-d’œuvre en Tchéquie et perturber les chaînes d’approvisionnement régionales.
Source : Echo24
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