
S’adressant à des investisseurs indiens lors d’une visite officielle à Mumbai le 21 mai 2026, le président Nikos Christodoulides a surpris les journalistes en déclarant que Chypre est désormais « en vue de la ligne d’arrivée » dans sa longue démarche pour rejoindre l’espace Schengen européen. Selon le président, l’île a passé avec succès les derniers audits techniques en suspens et attend seulement le feu vert politique de ses partenaires de l’UE, qu’il espère « d’ici la fin 2026, ou au plus tard dans les premiers mois de 2027 ».
Chypre a officiellement déposé sa candidature pour intégrer Schengen en 2019, mais les progrès ont été freinés par la pandémie et les inquiétudes concernant la capacité de l’île à contrôler ses frontières maritimes ainsi que la ligne verte de 180 kilomètres sous surveillance de l’ONU. Cependant, au cours des deux dernières années, Nicosie a déployé un nouveau système intégré de gestion des frontières, connecté tous les points de passage au système d’entrée/sortie de l’UE, et commencé à gérer sa base de données de visas sur la plateforme informatique améliorée de Schengen. Un rapport d’évaluation positif a été diffusé aux États membres en mars.
Pour les voyageurs d’affaires et les multinationales, l’adhésion à Schengen serait une véritable révolution. Une fois dans la zone, les contrôles de passeport sur les vols en provenance d’autres États Schengen disparaîtraient, et les permis de séjour chypriotes seraient reconnus dans toute l’UE pour des séjours allant jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours. Les entreprises ayant des équipes régionales basées à Chypre pourraient ainsi faire circuler leurs talents à travers l’Europe sans avoir à gérer les visas de court séjour actuellement obligatoires. Le secteur touristique espère également un coup de pouce, les voyagistes pouvant proposer des séjours « multi-pays » sans devoir prévenir les visiteurs des files d’attente aux frontières.
Le président a lié cette avancée Schengen à sa stratégie plus large visant à faire de Chypre un pont entre l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe. « Investissez à Chypre dès maintenant, et très bientôt vous bénéficierez d’un accès sans friction à un marché de 400 millions de voyageurs », a-t-il déclaré lors du Forum d’affaires Chypre-Inde.
Selon des sources gouvernementales, le ministère des Affaires étrangères prépare déjà des campagnes d’information pour sensibiliser les compagnies aériennes, les agents maritimes et les entreprises de relocalisation aux implications de cette adhésion, une fois le vote final des ministres de l’UE prononcé. En attendant, les responsables de la mobilité sont invités à suivre de près le calendrier. Si la décision politique devait finalement être prise début 2027, les entreprises devront maintenir leurs budgets actuels de soutien aux visas pour une nouvelle haute saison.
Mais après des années de faux espoirs, les observateurs du secteur estiment que le ton à Bruxelles laisse penser que cette fois, la ligne d’arrivée est vraiment en vue.
Chypre a officiellement déposé sa candidature pour intégrer Schengen en 2019, mais les progrès ont été freinés par la pandémie et les inquiétudes concernant la capacité de l’île à contrôler ses frontières maritimes ainsi que la ligne verte de 180 kilomètres sous surveillance de l’ONU. Cependant, au cours des deux dernières années, Nicosie a déployé un nouveau système intégré de gestion des frontières, connecté tous les points de passage au système d’entrée/sortie de l’UE, et commencé à gérer sa base de données de visas sur la plateforme informatique améliorée de Schengen. Un rapport d’évaluation positif a été diffusé aux États membres en mars.
Pour les voyageurs d’affaires et les multinationales, l’adhésion à Schengen serait une véritable révolution. Une fois dans la zone, les contrôles de passeport sur les vols en provenance d’autres États Schengen disparaîtraient, et les permis de séjour chypriotes seraient reconnus dans toute l’UE pour des séjours allant jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours. Les entreprises ayant des équipes régionales basées à Chypre pourraient ainsi faire circuler leurs talents à travers l’Europe sans avoir à gérer les visas de court séjour actuellement obligatoires. Le secteur touristique espère également un coup de pouce, les voyagistes pouvant proposer des séjours « multi-pays » sans devoir prévenir les visiteurs des files d’attente aux frontières.
Le président a lié cette avancée Schengen à sa stratégie plus large visant à faire de Chypre un pont entre l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe. « Investissez à Chypre dès maintenant, et très bientôt vous bénéficierez d’un accès sans friction à un marché de 400 millions de voyageurs », a-t-il déclaré lors du Forum d’affaires Chypre-Inde.
Selon des sources gouvernementales, le ministère des Affaires étrangères prépare déjà des campagnes d’information pour sensibiliser les compagnies aériennes, les agents maritimes et les entreprises de relocalisation aux implications de cette adhésion, une fois le vote final des ministres de l’UE prononcé. En attendant, les responsables de la mobilité sont invités à suivre de près le calendrier. Si la décision politique devait finalement être prise début 2027, les entreprises devront maintenir leurs budgets actuels de soutien aux visas pour une nouvelle haute saison.
Mais après des années de faux espoirs, les observateurs du secteur estiment que le ton à Bruxelles laisse penser que cette fois, la ligne d’arrivée est vraiment en vue.
Source : KNEWS
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