
Les guichets d’immigration en Espagne n’ont jamais été aussi sollicités. Selon des données publiées par le ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration, rapportées par La Voz de Galicia le 21 mai, 1,6 million de demandes de permis de séjour et de travail ont été déposées entre mai 2025 et avril 2026, soit une hausse de 32 % par rapport à la même période de l’année précédente. La majorité des demandes concernent les trois principales catégories d’« arraigo » (intégration par les racines) introduites lors de la réforme de 2022 du règlement sur l’immigration en Espagne, et élargies par la loi organique 1/2025, qui a simplifié les exigences documentaires et permis le dépôt en ligne.
Employeurs et gouvernements régionaux expliquent cette hausse par la conjoncture d’un marché du travail tendu — le taux de chômage est tombé sous les 11 % pour la première fois depuis 2008 — ainsi que par la décision tacite du gouvernement d’utiliser les voies migratoires pour pallier les pénuries chroniques de compétences dans la construction, l’hôtellerie et les soins aux personnes âgées. Derrière ce chiffre impressionnant se cache un changement qualitatif important: 61 % des nouveaux permis ont été demandés depuis l’Espagne, profitant des règles permettant aux migrants en situation irrégulière de déposer une demande après deux ans de résidence prouvée s’ils ont suivi une formation professionnelle reconnue, ou après trois ans s’ils peuvent justifier d’un emploi stable. Il y a un an, cette part n’était que de 46 %.
Selon les responsables du ministère, ce basculement réduit les retards dans les consulats mais allonge les délais de traitement sur le territoire national, notamment à Madrid, Barcelone, Valence et Málaga, où les rendez-vous sont désormais espacés de trois à quatre mois. Pour les entreprises, ces chiffres sont à la fois une source de soulagement et un avertissement. Un vivier de talents plus large offre plus d’options de recrutement et diminue les risques de non-conformité dans les chaînes d’approvisionnement. Mais les délais d’intégration restent imprévisibles: les responsables mobilité rapportent que l’obtention du numéro de Sécurité sociale (NUSS) et de la carte d’identité étrangère (TIE) peut encore prendre huit à dix semaines après approbation, retardant le démarrage des projets.
Les conseillers juridiques recommandent d’intégrer une marge de trois mois dans les calendriers des missions en Espagne et d’utiliser le portail en ligne Mercurio — lancé à l’échelle nationale en février — pour suivre l’état des dossiers et télécharger les autorisations de travail provisoires. Le gouvernement présente cette tendance comme la preuve que sa politique combinant régularisation ciblée et intégration sur le marché du travail porte ses fruits. Lors d’un discours au Congrès, la ministre de l’Inclusion Elma Saiz a souligné que ces nouveaux cotisants sont « essentiels pour maintenir le chiffre historique de 22,1 millions de personnes affiliées à la Sécurité sociale ».
Les critiques du Parti populaire, conservateur, estiment que cette hausse masque un échec à attirer des profils hautement qualifiés et risque d’alimenter une économie souterraine si les permis ne correspondent pas à de véritables emplois. Sur le terrain, les équipes des ressources humaines doivent se préparer à un renforcement des contrôles. Les inspecteurs du travail ont reçu pour consigne de vérifier que les migrants nouvellement régularisés sont bien employés dans le secteur indiqué sur leur permis et perçoivent au moins le salaire prévu par la convention collective. Les employeurs non conformes s’exposent à des amendes pouvant atteindre 10 000 € par travailleur et à une exclusion des marchés publics pendant deux ans.
Employeurs et gouvernements régionaux expliquent cette hausse par la conjoncture d’un marché du travail tendu — le taux de chômage est tombé sous les 11 % pour la première fois depuis 2008 — ainsi que par la décision tacite du gouvernement d’utiliser les voies migratoires pour pallier les pénuries chroniques de compétences dans la construction, l’hôtellerie et les soins aux personnes âgées. Derrière ce chiffre impressionnant se cache un changement qualitatif important: 61 % des nouveaux permis ont été demandés depuis l’Espagne, profitant des règles permettant aux migrants en situation irrégulière de déposer une demande après deux ans de résidence prouvée s’ils ont suivi une formation professionnelle reconnue, ou après trois ans s’ils peuvent justifier d’un emploi stable. Il y a un an, cette part n’était que de 46 %.
Selon les responsables du ministère, ce basculement réduit les retards dans les consulats mais allonge les délais de traitement sur le territoire national, notamment à Madrid, Barcelone, Valence et Málaga, où les rendez-vous sont désormais espacés de trois à quatre mois. Pour les entreprises, ces chiffres sont à la fois une source de soulagement et un avertissement. Un vivier de talents plus large offre plus d’options de recrutement et diminue les risques de non-conformité dans les chaînes d’approvisionnement. Mais les délais d’intégration restent imprévisibles: les responsables mobilité rapportent que l’obtention du numéro de Sécurité sociale (NUSS) et de la carte d’identité étrangère (TIE) peut encore prendre huit à dix semaines après approbation, retardant le démarrage des projets.
Les conseillers juridiques recommandent d’intégrer une marge de trois mois dans les calendriers des missions en Espagne et d’utiliser le portail en ligne Mercurio — lancé à l’échelle nationale en février — pour suivre l’état des dossiers et télécharger les autorisations de travail provisoires. Le gouvernement présente cette tendance comme la preuve que sa politique combinant régularisation ciblée et intégration sur le marché du travail porte ses fruits. Lors d’un discours au Congrès, la ministre de l’Inclusion Elma Saiz a souligné que ces nouveaux cotisants sont « essentiels pour maintenir le chiffre historique de 22,1 millions de personnes affiliées à la Sécurité sociale ».
Les critiques du Parti populaire, conservateur, estiment que cette hausse masque un échec à attirer des profils hautement qualifiés et risque d’alimenter une économie souterraine si les permis ne correspondent pas à de véritables emplois. Sur le terrain, les équipes des ressources humaines doivent se préparer à un renforcement des contrôles. Les inspecteurs du travail ont reçu pour consigne de vérifier que les migrants nouvellement régularisés sont bien employés dans le secteur indiqué sur leur permis et perçoivent au moins le salaire prévu par la convention collective. Les employeurs non conformes s’exposent à des amendes pouvant atteindre 10 000 € par travailleur et à une exclusion des marchés publics pendant deux ans.
Source : La Voz de Galicia
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