
Les douanes américaines (CBP) ont discrètement étendu leur programme de dépistage sanitaire pour les voyageurs en provenance de pays touchés par Ebola, ce lundi 25 mai. Un avis opérationnel diffusé aux compagnies aériennes confirme qu’à compter de maintenant, tous les vols commerciaux transportant des passagers ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud dans les 21 jours précédents doivent atterrir dans l’un des trois points d’entrée désignés: Washington Dulles (IAD), Atlanta Hartsfield-Jackson (ATL) ou, à partir du 26 mai, Houston George Bush Intercontinental (IAH).
Cette mesure fait suite à une directive du Département de la Sécurité intérieure (DHS) émise le 21 mai, qui redirigeait initialement ces vols uniquement vers Dulles afin que les agents des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) puissent effectuer un dépistage renforcé et des interviews de traçage des contacts. Le CBP a indiqué que les aéroports supplémentaires ont été ajoutés après que les équipes CDC sur place et les partenaires locaux de santé publique ont confirmé leur capacité à augmenter rapidement la capacité de dépistage en cas d’aggravation de l’épidémie en Afrique centrale.
La politique des aéroports désignés n’est pas nouvelle. Des dispositifs similaires avaient été mis en place en 2014 lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, puis de nouveau début 2020 pour le COVID-19. Pour les compagnies aériennes, ce changement implique des ajustements dans la planification des vols et, dans certains cas, la réorientation des passagers en correspondance qui auraient normalement débarqué aux États-Unis via New York, Chicago ou Los Angeles. Les transporteurs opérant des vols avec escale depuis des hubs africains — souvent via Bruxelles, Paris ou Addis-Abeba — doivent désormais bloquer à la vente les itinéraires se terminant dans des villes américaines non désignées si l’historique de voyage du client déclenche cette règle.
Pour les voyageurs, l’impact immédiat est logistique: des temps de trajet plus longs et des correspondances pouvant nécessiter une nuit sur place, le temps que les équipes du CBP et des CDC réalisent les contrôles de température, les questionnaires de symptômes et, si besoin, des tests rapides. Les employeurs avec du personnel en rotation dans les secteurs minier, énergétique et associatif — notamment ceux dont les équipes se relaient dans la ceinture cuprifère de la RDC ou sur des projets humanitaires dans le nord de l’Ouganda — doivent revoir leurs assurances voyage et s’assurer que les équipes de billetterie utilisent la liste actualisée des points d’entrée. Les entreprises recourant à des itinéraires « open-jaw » ou à des jets d’affaires doivent obtenir une autorisation préalable du DHS avant d’atterrir ailleurs.
Le CBP a insisté sur le fait que cette mesure est temporaire et fera l’objet d’une « évaluation continue ». Les experts en maladies infectieuses soulignent que l’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique de l’Est reste limitée, mais préviennent que le système de filtrage américain devrait probablement rester en place pendant le pic des voyages de l’été nordique, afin de permettre aux autorités de réagir rapidement en cas d’augmentation des cas.
Cette mesure fait suite à une directive du Département de la Sécurité intérieure (DHS) émise le 21 mai, qui redirigeait initialement ces vols uniquement vers Dulles afin que les agents des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) puissent effectuer un dépistage renforcé et des interviews de traçage des contacts. Le CBP a indiqué que les aéroports supplémentaires ont été ajoutés après que les équipes CDC sur place et les partenaires locaux de santé publique ont confirmé leur capacité à augmenter rapidement la capacité de dépistage en cas d’aggravation de l’épidémie en Afrique centrale.
La politique des aéroports désignés n’est pas nouvelle. Des dispositifs similaires avaient été mis en place en 2014 lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, puis de nouveau début 2020 pour le COVID-19. Pour les compagnies aériennes, ce changement implique des ajustements dans la planification des vols et, dans certains cas, la réorientation des passagers en correspondance qui auraient normalement débarqué aux États-Unis via New York, Chicago ou Los Angeles. Les transporteurs opérant des vols avec escale depuis des hubs africains — souvent via Bruxelles, Paris ou Addis-Abeba — doivent désormais bloquer à la vente les itinéraires se terminant dans des villes américaines non désignées si l’historique de voyage du client déclenche cette règle.
Pour les voyageurs, l’impact immédiat est logistique: des temps de trajet plus longs et des correspondances pouvant nécessiter une nuit sur place, le temps que les équipes du CBP et des CDC réalisent les contrôles de température, les questionnaires de symptômes et, si besoin, des tests rapides. Les employeurs avec du personnel en rotation dans les secteurs minier, énergétique et associatif — notamment ceux dont les équipes se relaient dans la ceinture cuprifère de la RDC ou sur des projets humanitaires dans le nord de l’Ouganda — doivent revoir leurs assurances voyage et s’assurer que les équipes de billetterie utilisent la liste actualisée des points d’entrée. Les entreprises recourant à des itinéraires « open-jaw » ou à des jets d’affaires doivent obtenir une autorisation préalable du DHS avant d’atterrir ailleurs.
Le CBP a insisté sur le fait que cette mesure est temporaire et fera l’objet d’une « évaluation continue ». Les experts en maladies infectieuses soulignent que l’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique de l’Est reste limitée, mais préviennent que le système de filtrage américain devrait probablement rester en place pendant le pic des voyages de l’été nordique, afin de permettre aux autorités de réagir rapidement en cas d’augmentation des cas.
Source : CAPA – Centre for Aviation
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