
Un mémorandum politique publié la semaine dernière par les Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) — analysé en détail par des avocats et universitaires le 25 mai — annonce l’une des réformes les plus radicales en matière d’immigration professionnelle et familiale depuis des décennies. Ce document demande aux agents d’examiner les demandes d’ajustement de statut (demande de résidence permanente depuis le territoire américain) comme une « mesure exceptionnelle » et privilégie le traitement consulaire à l’étranger pour la majorité des candidats. Concrètement, cela signifie que les professionnels étrangers, étudiants internationaux, conjoints de citoyens américains, voire de nombreux bénéficiaires de libération conditionnelle humanitaire déjà présents et actifs aux États-Unis, pourraient devoir quitter le pays, déposer leur dossier dans un consulat américain, puis attendre plusieurs mois avant un entretien pour visa d’immigrant, avant de pouvoir revenir avec un statut de résident permanent.
Si le mémorandum prévoit des exceptions pour les réfugiés, les demandeurs d’asile et certains titulaires de visas à double intention (dont les H-1B), les avocats spécialisés estiment que plus de 400 000 demandes en cours pourraient être impactées si l’USCIS applique cette directive rétroactivement. Les experts en immigration d’entreprise alertent sur un effet domino pour les multinationales: des employés contraints de partir en plein projet risquent de se heurter à des retards pour obtenir un rendez-vous de visa, compliquant la gestion des talents et augmentant les coûts de relocalisation. Les ayants droit pourraient perdre leur autorisation de travail à l’étranger, et les personnels impliqués dans des programmes sensibles de contrôle des exportations pourraient déclencher des révisions de licences si leur lieu de travail change. Certaines entreprises réactivent déjà des dispositifs de « navetteurs » utilisés pendant la pandémie — hébergeant leurs salariés au Canada ou au Mexique en attendant leur retour — mais soulignent que ces solutions temporaires sont coûteuses et perturbantes.
Sur le plan juridique, ce mémorandum ouvre un bras de fer sur les prérogatives de l’agence. Ses détracteurs dénoncent le fait de qualifier l’ajustement de statut d’« exceptionnel », ce qui contredirait le texte clair de l’article 245 de la loi sur l’immigration et la nationalité, transformant une pratique vieille de cinquante ans en quasi-interdiction par simple directive, sans passer par une réglementation formelle. Des recours judiciaires sont attendus dans les semaines à venir; plusieurs associations préparent des contestations au titre de la loi sur les procédures administratives, arguant que ce mémorandum constitue une règle substantielle adoptée sans consultation publique.
En attendant, les responsables des ressources humaines et de la mobilité internationale doivent identifier les employés étrangers ayant des demandes I-485 en cours, recenser les consulats étrangers avec les files d’attente les plus courtes pour les entretiens, et prévoir un budget pour une conformité prolongée des paies transfrontalières. Les employeurs sont également encouragés à accélérer les démarches de certification PERM pour les personnels clés n’ayant pas encore déposé de demande d’ajustement, au cas où la fenêtre pour les dépôts sur le territoire se réduirait davantage.
Si le mémorandum prévoit des exceptions pour les réfugiés, les demandeurs d’asile et certains titulaires de visas à double intention (dont les H-1B), les avocats spécialisés estiment que plus de 400 000 demandes en cours pourraient être impactées si l’USCIS applique cette directive rétroactivement. Les experts en immigration d’entreprise alertent sur un effet domino pour les multinationales: des employés contraints de partir en plein projet risquent de se heurter à des retards pour obtenir un rendez-vous de visa, compliquant la gestion des talents et augmentant les coûts de relocalisation. Les ayants droit pourraient perdre leur autorisation de travail à l’étranger, et les personnels impliqués dans des programmes sensibles de contrôle des exportations pourraient déclencher des révisions de licences si leur lieu de travail change. Certaines entreprises réactivent déjà des dispositifs de « navetteurs » utilisés pendant la pandémie — hébergeant leurs salariés au Canada ou au Mexique en attendant leur retour — mais soulignent que ces solutions temporaires sont coûteuses et perturbantes.
Sur le plan juridique, ce mémorandum ouvre un bras de fer sur les prérogatives de l’agence. Ses détracteurs dénoncent le fait de qualifier l’ajustement de statut d’« exceptionnel », ce qui contredirait le texte clair de l’article 245 de la loi sur l’immigration et la nationalité, transformant une pratique vieille de cinquante ans en quasi-interdiction par simple directive, sans passer par une réglementation formelle. Des recours judiciaires sont attendus dans les semaines à venir; plusieurs associations préparent des contestations au titre de la loi sur les procédures administratives, arguant que ce mémorandum constitue une règle substantielle adoptée sans consultation publique.
En attendant, les responsables des ressources humaines et de la mobilité internationale doivent identifier les employés étrangers ayant des demandes I-485 en cours, recenser les consulats étrangers avec les files d’attente les plus courtes pour les entretiens, et prévoir un budget pour une conformité prolongée des paies transfrontalières. Les employeurs sont également encouragés à accélérer les démarches de certification PERM pour les personnels clés n’ayant pas encore déposé de demande d’ajustement, au cas où la fenêtre pour les dépôts sur le territoire se réduirait davantage.
Source : JURIST
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