
Le syndicat des conducteurs de bus de la ville de Salvador a annoncé le 14 juin que toutes les lignes programmées pour partir pendant les matchs de la Coupe du Monde de la FIFA au Brésil resteront à l’arrêt dans les terminaux pendant toute la durée des rencontres. Les véhicules déjà en circulation au coup d’envoi termineront leur trajet, mais aucun nouveau départ ne sera autorisé avant le coup de sifflet final. Cette mesure, soutenue officieusement par l’autorité municipale des transports (SEMOB) pour des raisons de sécurité, devrait affecter environ 380 000 trajets par match et pourrait provoquer des embouteillages autour de l’aéroport international Luís Eduardo Magalhães, où plus de 40 % des voyageurs arrivant dépendent des bus publics pour rejoindre le centre-ville.
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Les plateformes de covoiturage voient dans cette politique une opportunité ; 99 et Uber ont déjà instauré des plafonds sur les tarifs en période de forte demande pour éviter tout impact négatif sur leur image. Les voyageurs d’affaires seront particulièrement touchés, notamment les consultants effectuant la navette entre les hôtels du centre-ville et le complexe pétrochimique de Camaçari. Les employeurs réservent des vans privés ou ajustent les horaires des réunions pour éviter les créneaux des matchs (19h, heure de Brasília, les 14, 19 et 25 juin). Les hôtels proches du Pelourinho enregistrent des taux d’occupation pouvant atteindre 92 %, les entreprises rapprochant leur personnel à distance de marche des sites clients. Les équipes de mobilité internationale doivent diffuser des plans de transport actualisés et prévoir des indemnités journalières pour les frais de taxi, car le projet de tramway de la ville — initialement prévu pour fluidifier la circulation les jours de match — accuse du retard. Les voyageurs transitant par Salvador pour se rendre aux plateformes pétrolières en hélicoptère doivent prévoir 90 minutes supplémentaires pour les transferts routiers ou organiser des navettes privées via les FBO de l’aéroport.
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