
En vertu des pouvoirs d'urgence prévus par le projet de loi C-12, le gouvernement du Canada a suspendu la prise de décision sur environ 36 000 demandes de résidence permanente en provenance de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, selon un avis publié dans la Gazette du Canada et résumé par Asatu News le 16 juin. Cette mesure gèle également 7 751 dossiers de résidents temporaires et annule l’entrée de plus de 22 000 titulaires de visa et d’autorisation de voyage électronique (AVE) issus de ces trois pays, sauf s’ils bénéficient d’exemptions humanitaires très limitées. Les voyageurs déjà présents au Canada doivent observer une quarantaine de 21 jours s’ils ont visité la région au cours des trois semaines précédentes.
Pour les employeurs, cette politique perturbe les filières de recrutement de professionnels de la santé francophones originaires d’Afrique centrale, une source clé de talents pour le Québec et l’Ontario. Les entreprises sont invitées à revoir leurs évaluations d’impact sur le marché du travail et leurs nominations provinciales impliquant ces nationalités, et à préparer des plans de contingence, notamment en matière de télétravail.
Les avocats spécialisés en immigration soulignent qu’il s’agit de la première utilisation à grande échelle du pouvoir conféré par le projet de loi C-12 de « modifier, annuler ou suspendre » des dossiers d’immigration pour des raisons de santé publique. Ce précédent laisse entendre que de futures épidémies (comme la fièvre jaune ou le virus Marburg) pourraient entraîner des suspensions similaires à l’échelle nationale, ajoutant une nouvelle dimension de risque épidémiologique à la planification de la mobilité internationale.
IRCC n’a pas annoncé de mesures de compensation ni d’accélération du traitement des dossiers une fois la situation liée à l’Ebola stabilisée. Les parties prenantes demandent au ministère de clarifier si la période de suspension sera prise en compte dans les délais de traitement et de publier une feuille de route pour la réactivation des demandes mises en pause.
Pour les employeurs, cette politique perturbe les filières de recrutement de professionnels de la santé francophones originaires d’Afrique centrale, une source clé de talents pour le Québec et l’Ontario. Les entreprises sont invitées à revoir leurs évaluations d’impact sur le marché du travail et leurs nominations provinciales impliquant ces nationalités, et à préparer des plans de contingence, notamment en matière de télétravail.
Les avocats spécialisés en immigration soulignent qu’il s’agit de la première utilisation à grande échelle du pouvoir conféré par le projet de loi C-12 de « modifier, annuler ou suspendre » des dossiers d’immigration pour des raisons de santé publique. Ce précédent laisse entendre que de futures épidémies (comme la fièvre jaune ou le virus Marburg) pourraient entraîner des suspensions similaires à l’échelle nationale, ajoutant une nouvelle dimension de risque épidémiologique à la planification de la mobilité internationale.
IRCC n’a pas annoncé de mesures de compensation ni d’accélération du traitement des dossiers une fois la situation liée à l’Ebola stabilisée. Les parties prenantes demandent au ministère de clarifier si la période de suspension sera prise en compte dans les délais de traitement et de publier une feuille de route pour la réactivation des demandes mises en pause.
Source : Asatu News
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