
La commune d’Uccle, dans le verdoyant sud-ouest de Bruxelles, a demandé à l’unité de cybercriminalité de la police locale d’enquêter sur une série de messages menaçants publiés sur les réseaux sociaux, visant un nouveau centre d’accueil Fedasil prévu rue Beeckman en juillet. La bourgmestre Valentine Delwart (MR) a informé le conseil communal jeudi soir (25 juin) que certains messages incitent explicitement à la violence contre les futurs résidents et le personnel.
Ce centre, une maison de soins réaménagée pouvant accueillir jusqu’à 230 personnes – principalement des familles, mais aussi des adultes isolés et trois mineurs non accompagnés – s’inscrit dans le plan d’urgence fédéral pour pallier la pénurie chronique de places d’accueil en Belgique. Lors d’une réunion d’information publique mercredi, à laquelle environ 300 habitants ont assisté, Fedasil et son partenaire associatif Samusocial ont présenté des mesures de sécurité renforcées, des services médicaux sur place et des dispositifs de liaison avec le voisinage.
Si de nombreux riverains ont exprimé des préoccupations légitimes concernant l’ampleur du projet et le manque de concertation, une minorité s’est livrée à des diatribes xénophobes qui ont depuis migré en ligne. La demande d’Uccle permet désormais aux enquêteurs d’obliger les plateformes à conserver les preuves et à identifier les auteurs de messages susceptibles de violer la loi belge contre les discours haineux. En cas de gravité, le procureur fédéral peut autoriser des mandats d’arrêt ou des perquisitions.
Fedasil déplore que cette hostilité ait déjà déstabilisé des dizaines de demandeurs d’asile vulnérables, qui doivent être transférés du site saturé de Koekelberg le mois prochain. Pour les employeurs et gestionnaires de mobilité, cet incident rappelle que la résistance locale peut retarder ou compliquer les relocalisations de personnel international, même au sein de l’espace Schengen. Les entreprises prévoyant des missions de courte durée nécessitant une inscription locale doivent anticiper d’éventuelles protestations et prévoir un délai supplémentaire pour la recherche de logements dans les communes du sud de Bruxelles.
Si des poursuites sont engagées, ce dossier serait le premier dans la Région bruxelloise à s’appuyer sur les dispositions renforcées relatives aux crimes de haine, entrées en vigueur le 1er janvier 2026, qui portent la peine maximale à trois ans lorsque les victimes sont ciblées en raison de leur statut migratoire. Les observateurs juridiques estiment que ce jugement pourrait faire jurisprudence pour les abus en ligne visant d’autres projets d’hébergement dans le système d’asile belge, déjà saturé.
Ce centre, une maison de soins réaménagée pouvant accueillir jusqu’à 230 personnes – principalement des familles, mais aussi des adultes isolés et trois mineurs non accompagnés – s’inscrit dans le plan d’urgence fédéral pour pallier la pénurie chronique de places d’accueil en Belgique. Lors d’une réunion d’information publique mercredi, à laquelle environ 300 habitants ont assisté, Fedasil et son partenaire associatif Samusocial ont présenté des mesures de sécurité renforcées, des services médicaux sur place et des dispositifs de liaison avec le voisinage.
Si de nombreux riverains ont exprimé des préoccupations légitimes concernant l’ampleur du projet et le manque de concertation, une minorité s’est livrée à des diatribes xénophobes qui ont depuis migré en ligne. La demande d’Uccle permet désormais aux enquêteurs d’obliger les plateformes à conserver les preuves et à identifier les auteurs de messages susceptibles de violer la loi belge contre les discours haineux. En cas de gravité, le procureur fédéral peut autoriser des mandats d’arrêt ou des perquisitions.
Fedasil déplore que cette hostilité ait déjà déstabilisé des dizaines de demandeurs d’asile vulnérables, qui doivent être transférés du site saturé de Koekelberg le mois prochain. Pour les employeurs et gestionnaires de mobilité, cet incident rappelle que la résistance locale peut retarder ou compliquer les relocalisations de personnel international, même au sein de l’espace Schengen. Les entreprises prévoyant des missions de courte durée nécessitant une inscription locale doivent anticiper d’éventuelles protestations et prévoir un délai supplémentaire pour la recherche de logements dans les communes du sud de Bruxelles.
Si des poursuites sont engagées, ce dossier serait le premier dans la Région bruxelloise à s’appuyer sur les dispositions renforcées relatives aux crimes de haine, entrées en vigueur le 1er janvier 2026, qui portent la peine maximale à trois ans lorsque les victimes sont ciblées en raison de leur statut migratoire. Les observateurs juridiques estiment que ce jugement pourrait faire jurisprudence pour les abus en ligne visant d’autres projets d’hébergement dans le système d’asile belge, déjà saturé.
Source : The Brussels Times
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