
Les voyageurs d'affaires circulant entre la Suisse et ses voisins de l'UE devront composer avec 18 mois supplémentaires de contrôles ponctuels aux frontières. Dans une décision annoncée le 7 juillet 2026, le Conseil européen a autorisé l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Autriche à prolonger les contrôles temporaires réintroduits en 2024 à leurs frontières terrestres avec la Suisse, afin de freiner les flux migratoires irréguliers. Bien que la Suisse ne soit pas membre de l'UE, elle fait partie de l’espace Schengen et a donné son accord à cette mesure. Dans le cadre de cette prolongation, les contrôles des passeports et des véhicules se poursuivront aux principaux points de passage de Bâle, Genève, Chiasso et St. Margrethen, avec des vérifications aléatoires sur les routes secondaires. Selon l’Administration fédérale des douanes suisses, le temps d’attente moyen pour les voitures particulières atteint désormais 25 minutes aux heures de pointe, tandis que les poids lourds bénéficient de voies prioritaires pour limiter les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Les ministres de l’Intérieur de l’UE justifient cette mesure exceptionnelle par une hausse de 40 % des demandes d’asile déposées en Suisse par des personnes ayant emprunté la route centrale méditerranéenne et franchi la frontière sud à pied ou en train.
Pour les voyageurs qui découvrent soudain que leur carte d’identité habituelle ne suffit plus, le portail Suisse de VisaHQ facilite la démarche pour obtenir un passeport à jour ou des documents d’entrée complémentaires. Cette plateforme regroupe les dernières informations Schengen, propose un accompagnement pas à pas pour les demandes et offre des options de livraison express, aidant ainsi les conducteurs et passagers d’affaires à respecter leurs horaires malgré la reprise des contrôles frontaliers.
Des ONG de défense des droits humains ont critiqué cette mesure comme disproportionnée, mais Berne rappelle que ces contrôles sont légaux au regard de l’article 25 du Code frontières Schengen et assure qu’ils resteront « ciblés et fondés sur une évaluation des risques ». Pour les entreprises employant du personnel transfrontalier ou dépendant de chaînes logistiques, cette prolongation implique que les salariés doivent privilégier le passeport plutôt que la carte d’identité nationale, prévoir des temps de trajet plus longs et favoriser les liaisons ferroviaires – toujours exemptes de contrôles – pour les déplacements urgents dans la journée. Les responsables mobilité recommandent également d’emprunter le tunnel de base du Gothard ou l’EuroAirport Bâle-Mulhouse-Fribourg pour éviter les files sur la route. Le Conseil a prévu une clause de réexamen en mars 2027, avertissant que les contrôles pourraient devenir permanents si les entrées irrégulières ne diminuent pas, ce qui compliquerait la libre circulation dont dépendent les exportateurs et les navetteurs suisses. En pratique, cette reprise des contrôles souligne la sensibilité politique des questions migratoires en année électorale dans une grande partie de l’Europe et rappelle aux entreprises que la promesse d’un espace Schengen « sans frontières » peut être suspendue à tout moment. Les équipes de mobilité internationale doivent donc mettre à jour leurs politiques de voyage, informer les conducteurs et suivre les tableaux de bord des temps d’attente publiés par les douanes suisses pour garantir le bon déroulement des déplacements professionnels.
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Des ONG de défense des droits humains ont critiqué cette mesure comme disproportionnée, mais Berne rappelle que ces contrôles sont légaux au regard de l’article 25 du Code frontières Schengen et assure qu’ils resteront « ciblés et fondés sur une évaluation des risques ». Pour les entreprises employant du personnel transfrontalier ou dépendant de chaînes logistiques, cette prolongation implique que les salariés doivent privilégier le passeport plutôt que la carte d’identité nationale, prévoir des temps de trajet plus longs et favoriser les liaisons ferroviaires – toujours exemptes de contrôles – pour les déplacements urgents dans la journée. Les responsables mobilité recommandent également d’emprunter le tunnel de base du Gothard ou l’EuroAirport Bâle-Mulhouse-Fribourg pour éviter les files sur la route. Le Conseil a prévu une clause de réexamen en mars 2027, avertissant que les contrôles pourraient devenir permanents si les entrées irrégulières ne diminuent pas, ce qui compliquerait la libre circulation dont dépendent les exportateurs et les navetteurs suisses. En pratique, cette reprise des contrôles souligne la sensibilité politique des questions migratoires en année électorale dans une grande partie de l’Europe et rappelle aux entreprises que la promesse d’un espace Schengen « sans frontières » peut être suspendue à tout moment. Les équipes de mobilité internationale doivent donc mettre à jour leurs politiques de voyage, informer les conducteurs et suivre les tableaux de bord des temps d’attente publiés par les douanes suisses pour garantir le bon déroulement des déplacements professionnels.
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