
La Commission européenne a approuvé la demande de la Suisse de prolonger les contrôles temporaires aux frontières terrestres du pays pour une durée supplémentaire de 18 mois. Ainsi, les automobilistes entrant ou sortant de Suisse via l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Autriche continueront à subir des contrôles sporadiques de leurs documents jusqu’au 31 décembre 2026. Ces contrôles terrestres avaient été rétablis en septembre 2024 en réponse à une forte augmentation des entrées irrégulières le long des routes des Balkans occidentaux et des Alpes.
Bien que les frontières aériennes et ferroviaires restent exemptes de ces contrôles, les conducteurs empruntant des passages clés comme Bâle/Weil-am-Rhin, Genève/Annemasse et Chiasso/Brogeda se sont habitués aux files d’attente. Les temps d’attente moyens avoisinent actuellement les 25 minutes aux heures de pointe, mais le syndicat des gardes-frontières suisses, Garanto, met en garde contre un allongement possible des délais durant la période estivale.
Selon le Code Schengen, les États membres peuvent réintroduire des contrôles internes renouvelables par périodes de six mois en cas de « menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure ». Bruxelles a accepté l’argument de Berne selon lequel la migration secondaire en provenance de la Méditerranée centrale et des Balkans occidentaux reste bien au-dessus du niveau pré-pandémique; les demandes d’asile en Suisse ont augmenté de 39 % au premier semestre 2026 par rapport à 2023.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, cette prolongation impose une planification avancée des déplacements. Les sociétés déplaçant du personnel en voiture entre la Suisse et les sites voisins de l’UE doivent prévoir une marge de 30 à 45 minutes dans leurs itinéraires terrestres et rappeler aux travailleurs détachés de toujours porter leur passeport (et non seulement leur carte d’identité nationale), les gardes demandant de plus en plus souvent des documents biométriques lors des contrôles aléatoires.
Les entreprises de logistique apprécieront les voies prioritaires pour le fret que l’Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières (OFDSF) a accepté de maintenir à Bâle-Weil et Chiasso, mais préviennent leurs clients que les contrôles aléatoires de cabotage sont également en hausse.
Sur le plan politique, cette décision souligne la fragilité de la gouvernance Schengen à l’approche du déploiement du système d’entrée/sortie à l’échelle du réseau. Si la migration irrégulière ne diminue pas d’ici mars 2027, les autorités de Berne et Bruxelles reconnaissent que cette mesure temporaire pourrait devenir une caractéristique semi-permanente de la mobilité alpine, risquant d’ajouter des frictions à l’économie suisse, largement tournée vers l’exportation et dépendante de chaînes d’approvisionnement transfrontalières en flux tendu.
Bien que les frontières aériennes et ferroviaires restent exemptes de ces contrôles, les conducteurs empruntant des passages clés comme Bâle/Weil-am-Rhin, Genève/Annemasse et Chiasso/Brogeda se sont habitués aux files d’attente. Les temps d’attente moyens avoisinent actuellement les 25 minutes aux heures de pointe, mais le syndicat des gardes-frontières suisses, Garanto, met en garde contre un allongement possible des délais durant la période estivale.
Selon le Code Schengen, les États membres peuvent réintroduire des contrôles internes renouvelables par périodes de six mois en cas de « menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure ». Bruxelles a accepté l’argument de Berne selon lequel la migration secondaire en provenance de la Méditerranée centrale et des Balkans occidentaux reste bien au-dessus du niveau pré-pandémique; les demandes d’asile en Suisse ont augmenté de 39 % au premier semestre 2026 par rapport à 2023.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, cette prolongation impose une planification avancée des déplacements. Les sociétés déplaçant du personnel en voiture entre la Suisse et les sites voisins de l’UE doivent prévoir une marge de 30 à 45 minutes dans leurs itinéraires terrestres et rappeler aux travailleurs détachés de toujours porter leur passeport (et non seulement leur carte d’identité nationale), les gardes demandant de plus en plus souvent des documents biométriques lors des contrôles aléatoires.
Les entreprises de logistique apprécieront les voies prioritaires pour le fret que l’Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières (OFDSF) a accepté de maintenir à Bâle-Weil et Chiasso, mais préviennent leurs clients que les contrôles aléatoires de cabotage sont également en hausse.
Sur le plan politique, cette décision souligne la fragilité de la gouvernance Schengen à l’approche du déploiement du système d’entrée/sortie à l’échelle du réseau. Si la migration irrégulière ne diminue pas d’ici mars 2027, les autorités de Berne et Bruxelles reconnaissent que cette mesure temporaire pourrait devenir une caractéristique semi-permanente de la mobilité alpine, risquant d’ajouter des frictions à l’économie suisse, largement tournée vers l’exportation et dépendante de chaînes d’approvisionnement transfrontalières en flux tendu.
Source : Reuters (via Atlas Guide)