
La ministre fédérale belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a confirmé le 16 juillet qu’elle supprimerait 1 000 des 2 000 places d’accueil financées dans le cadre du « Brussels Deal », un accord annuel de 47 millions d’euros conclu en 2022 pour soulager le réseau national Fedasil. Cette décision intervient quelques semaines seulement après le retrait de 300 places, réduisant ainsi de moitié la capacité d’accueil pour les demandeurs d’asile célibataires en attente d’une décision en première instance. Van Bossuyt justifie ce choix en expliquant que les listes d’attente ont diminué à environ 1 000 personnes – dont beaucoup logent désormais chez des amis ou des proches – et que « l’argent des contribuables ne doit pas financer des centres d’hébergement généralistes pour sans-abris ». Les ministres de la Région de Bruxelles-Capitale accusent le gouvernement fédéral de transférer le problème aux services sociaux de la ville et alertent sur une « crise sociale » imminente, alors que les migrants se retrouvent à la rue. Pour les équipes de mobilité internationale qui relocalisent du personnel en Belgique pour des raisons humanitaires ou de regroupement familial, cette mesure annonce un durcissement des infrastructures d’accueil et pourrait allonger la période pendant laquelle les demandeurs doivent trouver un logement privé. Des ONG comme BelRefugees prévoient une explosion des campements de fortune autour de la gare de Bruxelles-Nord, un scénario qui mettrait à rude épreuve les forces de l’ordre et les services de santé publique, alors que la ville accueille des centaines de milliers de touristes estivaux. Ce changement de politique a également des répercussions RH pour les employeurs parrainant des demandeurs d’asile liés à l’emploi dans le cadre des programmes de talents belges. La pénurie de logements pourrait augmenter le coût des hébergements temporaires et compliquer le respect des obligations sociales intégrées aux règles du permis unique. Les entreprises sont invitées à revoir leurs budgets de relocalisation et à envisager des partenariats avec des fournisseurs d’appartements meublés capables de garantir des lits à court terme. Sur le plan politique, cette réduction illustre une nouvelle fois que le nouveau Code de la Migration belge – aligné sur le Pacte européen sur l’asile et la migration – se traduit par des mesures d’austérité concrètes. Les gouvernements régionaux disposent de peu de leviers, mais devraient réclamer des compensations financières fédérales ou un allègement administratif lorsque la mesure sera débattue au Parlement après la pause estivale.
Source : The Brussels Times
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ Belgique.Plus de Belgique
Voir tout
Les douanes belges participent à l’opération « Pirates 4 » de Frontex, saisissant pour 17 millions d’euros de marchandises illicites
Le Royaume-Uni met à jour ses conseils de voyage pour la Belgique, souligne le risque de grèves soudaines