
Le ministère de la Justice a confirmé une hausse nette et inattendue du nombre de ressortissants jordaniens demandant une protection internationale en République d’Irlande, attribuant ce phénomène au programme britannique d’autorisation électronique de voyage (ETA). Des courriels internes, obtenus via la loi sur la liberté d’information et rapportés par RTÉ le 25 juillet, révèlent que les demandes sont passées de seulement six Jordaniens en janvier 2024 à plus de 2 000 à la mi-octobre de la même année. Cette tendance à la hausse se poursuit en 2026, avec une moyenne hebdomadaire d’environ 80 arrivées.
Les modifications des règles du ministère britannique de l’Intérieur, mises en place en octobre 2023, exigent que la plupart des ressortissants de pays exemptés de visa, dont la Jordanie, obtiennent une ETA à 10 £ avant de voyager ou de transiter par le Royaume-Uni. Cependant, cette autorisation n’est pas encore obligatoire pour les entrées terrestres en Irlande du Nord depuis la République d’Irlande.
Selon une note interne du ministère de la Justice intitulée « Arrivées en Irlande via l’Irlande du Nord », de nombreux Jordaniens arrivent sans visa à Dublin ou dans des hubs européens continentaux, puis se déplacent en bus jusqu’à Belfast pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni sans payer l’ETA.
Face à cette situation, l’Irlande a adopté une double stratégie. D’une part, l’Office de protection internationale (IPO) a mis en place un « traitement accéléré » pour les demandeurs jordaniens et cinq autres nationalités considérées comme ayant un faible taux d’octroi d’asile, avec pour objectif de rendre une décision en première instance sous dix semaines. D’autre part, des agents du Bureau national de l’immigration de la Garda ont été déployés dans le salon de transit de l’aéroport de Dublin ainsi que dans les principales gares routières et ferroviaires desservant le corridor vers Belfast, afin d’identifier les passagers tentant de contourner le système britannique.
Pour les employeurs, cette évolution souligne la complexité croissante des flux migratoires sur l’île d’Irlande. Si l’Espace de voyage commun continue de permettre la libre circulation des citoyens britanniques et irlandais, les ressortissants de pays tiers doivent composer avec un ensemble de règles en constante évolution, émanant de l’Irlande, du Royaume-Uni et de l’Union européenne. Les programmes de mobilité internationale, qui impliquent des déplacements de courte durée via Belfast vers Londres ou inversement, doivent impérativement vérifier les documents, car un manquement involontaire peut désormais entraîner un refus d’embarquement ou un contrôle renforcé par les autorités.
Les analystes politiques estiment que, à moins que Londres n’assouplisse les règles de l’ETA pour les entrées terrestres en Irlande du Nord, Dublin pourrait être contraint d’envisager des mesures réciproques ou des accords bilatéraux pour réguler ces flux. Un groupe de travail conjoint Royaume-Uni-Irlande doit rendre ses conclusions d’ici septembre; les acteurs de la mobilité sont invités à suivre ses recommandations de près.
Les modifications des règles du ministère britannique de l’Intérieur, mises en place en octobre 2023, exigent que la plupart des ressortissants de pays exemptés de visa, dont la Jordanie, obtiennent une ETA à 10 £ avant de voyager ou de transiter par le Royaume-Uni. Cependant, cette autorisation n’est pas encore obligatoire pour les entrées terrestres en Irlande du Nord depuis la République d’Irlande.
Selon une note interne du ministère de la Justice intitulée « Arrivées en Irlande via l’Irlande du Nord », de nombreux Jordaniens arrivent sans visa à Dublin ou dans des hubs européens continentaux, puis se déplacent en bus jusqu’à Belfast pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni sans payer l’ETA.
Face à cette situation, l’Irlande a adopté une double stratégie. D’une part, l’Office de protection internationale (IPO) a mis en place un « traitement accéléré » pour les demandeurs jordaniens et cinq autres nationalités considérées comme ayant un faible taux d’octroi d’asile, avec pour objectif de rendre une décision en première instance sous dix semaines. D’autre part, des agents du Bureau national de l’immigration de la Garda ont été déployés dans le salon de transit de l’aéroport de Dublin ainsi que dans les principales gares routières et ferroviaires desservant le corridor vers Belfast, afin d’identifier les passagers tentant de contourner le système britannique.
Pour les employeurs, cette évolution souligne la complexité croissante des flux migratoires sur l’île d’Irlande. Si l’Espace de voyage commun continue de permettre la libre circulation des citoyens britanniques et irlandais, les ressortissants de pays tiers doivent composer avec un ensemble de règles en constante évolution, émanant de l’Irlande, du Royaume-Uni et de l’Union européenne. Les programmes de mobilité internationale, qui impliquent des déplacements de courte durée via Belfast vers Londres ou inversement, doivent impérativement vérifier les documents, car un manquement involontaire peut désormais entraîner un refus d’embarquement ou un contrôle renforcé par les autorités.
Les analystes politiques estiment que, à moins que Londres n’assouplisse les règles de l’ETA pour les entrées terrestres en Irlande du Nord, Dublin pourrait être contraint d’envisager des mesures réciproques ou des accords bilatéraux pour réguler ces flux. Un groupe de travail conjoint Royaume-Uni-Irlande doit rendre ses conclusions d’ici septembre; les acteurs de la mobilité sont invités à suivre ses recommandations de près.
Source : RTÉ News
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