
Une séance houleuse à l’Asamblea Regional de Murcia le 21 septembre a vu le Parti populaire conservateur et le groupe mixte Vox/Indépendants exiger la comparution immédiate du délégué gouvernemental Francisco Lucas. Les députés de l’opposition reprochent à Lucas de ne pas avoir fourni en temps utile des informations sur les arrivées de petites embarcations le long des côtes de Cartagena et d’Águilas, où près de 900 migrants irréguliers ont débarqué depuis le 1er août. Ce débat intervient après un week-end durant lequel 11 bateaux pneumatiques ont été interceptés, entraînant des déploiements de la Guardia Civil qui ont temporairement fermé certaines zones du port de Cartagena, retardant deux rotations de croisières et une cargaison d’engrais. Les hôteliers de La Manga signalent des annulations de groupes de conférences, inquiets des images médiatiques des arrivées sur les plages, tandis que les autorités sanitaires régionales alertent sur la saturation de leur capacité de dépistage. Les députés réclament un plan de contingence régional incluant un triage à l’entrée du port, des tests PCR rapides et des protocoles de réquisition d’hôtels similaires à ceux appliqués en Andalousie et en Valence. Le gouvernement régional, de son côté, rappelle que la gestion migratoire relève de l’État et que Madrid doit en assumer les coûts. Pour les entreprises qui déplacent du personnel vers le corridor agro-technologique en expansion de Murcia ou qui planifient des réparations navales à Cartagena, cette bataille politique risque de se traduire par des consignes locales fluctuantes et des mesures de sécurité portuaire imprévues. Les équipes mobilité doivent rester en contact étroit avec les agents maritimes et envisager des aéroports alternatifs comme Alicante-Elche en cas de retards liés au trafic maritime.
Source : Cadena SER (Murcia)