
La compagnie low-cost Ryanair a lancé la première salve dans ce qui pourrait devenir un conflit plus large entre les compagnies aériennes et le nouveau gouvernement fédéral belge au sujet des taxes sur l’aviation. Depuis Dublin, le 9 décembre 2025, le directeur général de la compagnie, Michael O’Leary, a annoncé que Ryanair retirera cinq avions basés à Bruxelles-Charleroi, supprimera 20 liaisons et enlèvera un million de sièges de son programme hivernal 2026/27, suite à l’adoption par la Belgique d’une législation qui fait passer la taxe sur les passagers aériens d’un barème progressif (0-4€-6€) à un tarif unique de 10€ par voyageur au départ, à compter du 1er janvier 2027.
Les autorités provinciales de Charleroi ont accentué la pression en proposant une taxe locale supplémentaire de 3€ dès 2026. Ensemble, ces prélèvements rendraient le tarif moyen Ryanair au départ de Charleroi environ 20 % plus cher, selon la compagnie. O’Leary a averti que ces mesures combinées détourneraient un trafic de loisirs très sensible aux prix vers les aéroports de Lille, Eindhoven et Düsseldorf, privant la Belgique de jusqu’à 1,2 million de passagers, 100 millions d’euros de dépenses touristiques et jusqu’à 1 500 emplois directs et indirects.
Cette décision de réduire la capacité si longtemps avant la saison vise à exercer une pression politique maximale sur la nouvelle administration du Premier ministre Bart De Wever. Ryanair affirme que le récent revirement de l’Allemagne sur sa propre taxe écologique—après des menaces similaires de réduction de capacité—démontre que ces taxes sont « contre-productives ». Le groupe industriel Airlines for Europe (A4E) soutient la compagnie, arguant que ces taxes nationales unilatérales faussent la concurrence au sein du marché unique de l’aviation et sapent les mécanismes européens d’échange de quotas d’émission et de mélange de carburants durables, qui intègrent déjà un prix du carbone.
Pour les entreprises gérant des programmes de mobilité, ces coupes signifient moins d’options low-cost sur des liaisons clés au départ de Bruxelles, notamment vers Barcelone, Milan-Bergame et Rome-Ciampino, durant l’hiver 2026/27. Les responsables voyages pourraient faire face à des tarifs plus élevés sur les services restants opérés par Brussels Airlines, easyJet et Wizz Air, ou devoir faire transiter leurs voyageurs par des aéroports secondaires néerlandais ou français. Les fournisseurs de mobilité alertent également sur les répercussions pour les familles d’expatriés qui dépendent de voyages abordables le temps d’un week-end.
Le ministère belge des Finances a insisté sur le fait que cette taxe est nécessaire pour « aligner l’aviation avec les responsabilités climatiques » et a indiqué qu’il suivra l’impact économique avant sa mise en œuvre. Une clause de révision formelle est prévue pour mi-2028, mais Ryanair estime que ce sera « trop tard pour sauver le trafic perdu ». D’autres suppressions de lignes sont possibles si la taxe locale de Charleroi est confirmée au printemps prochain.
Les autorités provinciales de Charleroi ont accentué la pression en proposant une taxe locale supplémentaire de 3€ dès 2026. Ensemble, ces prélèvements rendraient le tarif moyen Ryanair au départ de Charleroi environ 20 % plus cher, selon la compagnie. O’Leary a averti que ces mesures combinées détourneraient un trafic de loisirs très sensible aux prix vers les aéroports de Lille, Eindhoven et Düsseldorf, privant la Belgique de jusqu’à 1,2 million de passagers, 100 millions d’euros de dépenses touristiques et jusqu’à 1 500 emplois directs et indirects.
Cette décision de réduire la capacité si longtemps avant la saison vise à exercer une pression politique maximale sur la nouvelle administration du Premier ministre Bart De Wever. Ryanair affirme que le récent revirement de l’Allemagne sur sa propre taxe écologique—après des menaces similaires de réduction de capacité—démontre que ces taxes sont « contre-productives ». Le groupe industriel Airlines for Europe (A4E) soutient la compagnie, arguant que ces taxes nationales unilatérales faussent la concurrence au sein du marché unique de l’aviation et sapent les mécanismes européens d’échange de quotas d’émission et de mélange de carburants durables, qui intègrent déjà un prix du carbone.
Pour les entreprises gérant des programmes de mobilité, ces coupes signifient moins d’options low-cost sur des liaisons clés au départ de Bruxelles, notamment vers Barcelone, Milan-Bergame et Rome-Ciampino, durant l’hiver 2026/27. Les responsables voyages pourraient faire face à des tarifs plus élevés sur les services restants opérés par Brussels Airlines, easyJet et Wizz Air, ou devoir faire transiter leurs voyageurs par des aéroports secondaires néerlandais ou français. Les fournisseurs de mobilité alertent également sur les répercussions pour les familles d’expatriés qui dépendent de voyages abordables le temps d’un week-end.
Le ministère belge des Finances a insisté sur le fait que cette taxe est nécessaire pour « aligner l’aviation avec les responsabilités climatiques » et a indiqué qu’il suivra l’impact économique avant sa mise en œuvre. Une clause de révision formelle est prévue pour mi-2028, mais Ryanair estime que ce sera « trop tard pour sauver le trafic perdu ». D’autres suppressions de lignes sont possibles si la taxe locale de Charleroi est confirmée au printemps prochain.
Source : Reuters
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