
Les Jeux Olympiques d’hiver 2026 en Italie ont officiellement débuté ce week-end, mais la première journée de compétition a été éclipsée par une vague de manifestations anti-Olympiques qui ont débordé du centre de Milan jusqu’au réseau ferroviaire national. Dans la nuit du 7 au 8 février, des activistes inconnus ont coupé des câbles de signalisation sur deux axes clés du réseau Trenord reliant Milan à Bergame et Lecco. Cette attaque a paralysé les services matinaux, contraignant l’opérateur ferroviaire Ferrovie dello Stato à annuler ou à écourter plus de 120 trains régionaux et à dévier les trains longue distance Frecciarossa via Turin. Des milliers de passagers — spectateurs d’entreprise, membres du staff des athlètes et navetteurs quotidiens — ont dû se rabattre sur des bus ou des taxis de dernière minute, souvent coûteux. (apnews.com)
Ce sabotage a coïncidé avec une manifestation rassemblant 10 000 personnes contre ce que les protestataires qualifient de « Jeux du greenwashing ». Collectifs écologistes, groupes anticapitalistes et comités de quartier dénoncent que les nouvelles infrastructures routières et ferroviaires olympiques accéléreront la gentrification sans offrir de réels bénéfices durables en matière de mobilité aux habitants. Les tensions ont éclaté lorsqu’un groupe radical a tenté de rejoindre la rocade A51 près du village olympique de Rogoredo; la police a répondu par des gaz lacrymogènes et des canons à eau, arrêtant six manifestants pour rassemblement illégal et port de masque interdit. (ansa.it)
Le gouvernement Meloni, déjà critiqué pour un décret de janvier élargissant les pouvoirs de la police à détenir les suspects d’agitation, a réagi rapidement. Le ministère des Transports a ouvert une enquête pour terrorisme, tandis que le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi a ordonné un renforcement de la police ferroviaire dans les gares de jonction entre Brescia et Vérone. Les détracteurs mettent en garde contre le risque de confondre contestation pacifique et menace sécuritaire réelle sous un prisme antiterroriste, mais les assureurs voyages d’affaires classent désormais le réseau ferroviaire du nord de l’Italie en « risque accru » pour la durée des Jeux.
Les conséquences pratiques sont immédiates. Les entreprises déplaçant du personnel entre Milan et les sites alpins doivent prévoir 60 à 90 minutes supplémentaires pour les trajets en train et garder un budget de secours pour taxis ou services de chauffeur. Les voyageurs réservés sur les lignes régionales Trenord ou Trenitalia sont invités à s’inscrire aux alertes SMS et à opter pour des pass Tickets Italia flexibles permettant des modifications le jour même sans frais. Les détenteurs d’accréditation olympique peuvent utiliser des navettes en autocar dédiées, mais les places sont limitées.
À plus long terme, cet incident rappelle que les méga-événements peuvent exacerber les tensions locales. Les gestionnaires de mobilité doivent réaliser de nouvelles évaluations des risques sur les itinéraires, informer les collaborateurs des zones sensibles aux manifestations (Piazzale Loreto, Porta Garibaldi, Rogoredo) et surveiller les calendriers des grèves syndicales, qui prévoient déjà plusieurs arrêts de travail dans les transports ce mois-ci. Avec des enjeux réputationnels élevés, les autorités devraient renforcer la sécurité sur les infrastructures ferroviaires, ce qui se traduira par davantage de contrôles d’identité ponctuels et des retards possibles aux entrées des gares.
Ce sabotage a coïncidé avec une manifestation rassemblant 10 000 personnes contre ce que les protestataires qualifient de « Jeux du greenwashing ». Collectifs écologistes, groupes anticapitalistes et comités de quartier dénoncent que les nouvelles infrastructures routières et ferroviaires olympiques accéléreront la gentrification sans offrir de réels bénéfices durables en matière de mobilité aux habitants. Les tensions ont éclaté lorsqu’un groupe radical a tenté de rejoindre la rocade A51 près du village olympique de Rogoredo; la police a répondu par des gaz lacrymogènes et des canons à eau, arrêtant six manifestants pour rassemblement illégal et port de masque interdit. (ansa.it)
Le gouvernement Meloni, déjà critiqué pour un décret de janvier élargissant les pouvoirs de la police à détenir les suspects d’agitation, a réagi rapidement. Le ministère des Transports a ouvert une enquête pour terrorisme, tandis que le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi a ordonné un renforcement de la police ferroviaire dans les gares de jonction entre Brescia et Vérone. Les détracteurs mettent en garde contre le risque de confondre contestation pacifique et menace sécuritaire réelle sous un prisme antiterroriste, mais les assureurs voyages d’affaires classent désormais le réseau ferroviaire du nord de l’Italie en « risque accru » pour la durée des Jeux.
Les conséquences pratiques sont immédiates. Les entreprises déplaçant du personnel entre Milan et les sites alpins doivent prévoir 60 à 90 minutes supplémentaires pour les trajets en train et garder un budget de secours pour taxis ou services de chauffeur. Les voyageurs réservés sur les lignes régionales Trenord ou Trenitalia sont invités à s’inscrire aux alertes SMS et à opter pour des pass Tickets Italia flexibles permettant des modifications le jour même sans frais. Les détenteurs d’accréditation olympique peuvent utiliser des navettes en autocar dédiées, mais les places sont limitées.
À plus long terme, cet incident rappelle que les méga-événements peuvent exacerber les tensions locales. Les gestionnaires de mobilité doivent réaliser de nouvelles évaluations des risques sur les itinéraires, informer les collaborateurs des zones sensibles aux manifestations (Piazzale Loreto, Porta Garibaldi, Rogoredo) et surveiller les calendriers des grèves syndicales, qui prévoient déjà plusieurs arrêts de travail dans les transports ce mois-ci. Avec des enjeux réputationnels élevés, les autorités devraient renforcer la sécurité sur les infrastructures ferroviaires, ce qui se traduira par davantage de contrôles d’identité ponctuels et des retards possibles aux entrées des gares.
Source : Associated Press / ANSA
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