
La réintroduction controversée des contrôles aux frontières intérieures en Allemagne produit l’effet dissuasif escompté, selon de nouvelles données publiées ce week-end. La police fédérale a enregistré 62 526 entrées non autorisées sur l’ensemble des frontières terrestres, maritimes et aériennes en 2025, contre 83 572 en 2024 et 127 549 en 2023. La baisse la plus marquée concerne les ports: seuls 215 migrants ont été interceptés aux deux terminaux ferry de la mer Baltique en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, soit 60 de moins que l’année précédente.
Les autorités expliquent cette tendance par la mise en place progressive des contrôles, débutée fin 2024 aux frontières terrestres avec la Pologne et la République tchèque, puis étendue à l’ensemble des neuf pays voisins, ainsi que par des contrôles aléatoires sur les ferries et les autocars longue distance. Les détracteurs estiment que ces mesures portent atteinte aux libertés du Schengen et ne font que déplacer les flux migratoires sans réduire la pression globale.
Pour les employeurs, le principal avantage immédiat est un cadre de conformité plus prévisible pour les travailleurs détachés et les chauffeurs routiers, qui subissaient des embouteillages aux points de contrôle improvisés en 2024. Cependant, ces chiffres signifient aussi que davantage de ressortissants de pays tiers se voient refuser l’entrée avant même de pouvoir déposer une demande d’asile, ce qui pourrait soulever des questions de droits humains et entraîner des recours juridiques en 2026.
Les équipes en charge de la mobilité internationale doivent informer les collaborateurs entrant en Allemagne par les ports ferry que des contrôles d’identité sont probables, même si ces points se situent techniquement à l’intérieur de l’espace Schengen. Les transporteurs renforcent les vérifications documentaires pour éviter des amendes liées à leur responsabilité, il est donc conseillé aux voyageurs de présenter leurs permis de séjour ou visas de travail sous forme originale, et non seulement en copies numériques.
Les autorités expliquent cette tendance par la mise en place progressive des contrôles, débutée fin 2024 aux frontières terrestres avec la Pologne et la République tchèque, puis étendue à l’ensemble des neuf pays voisins, ainsi que par des contrôles aléatoires sur les ferries et les autocars longue distance. Les détracteurs estiment que ces mesures portent atteinte aux libertés du Schengen et ne font que déplacer les flux migratoires sans réduire la pression globale.
Pour les employeurs, le principal avantage immédiat est un cadre de conformité plus prévisible pour les travailleurs détachés et les chauffeurs routiers, qui subissaient des embouteillages aux points de contrôle improvisés en 2024. Cependant, ces chiffres signifient aussi que davantage de ressortissants de pays tiers se voient refuser l’entrée avant même de pouvoir déposer une demande d’asile, ce qui pourrait soulever des questions de droits humains et entraîner des recours juridiques en 2026.
Les équipes en charge de la mobilité internationale doivent informer les collaborateurs entrant en Allemagne par les ports ferry que des contrôles d’identité sont probables, même si ces points se situent techniquement à l’intérieur de l’espace Schengen. Les transporteurs renforcent les vérifications documentaires pour éviter des amendes liées à leur responsabilité, il est donc conseillé aux voyageurs de présenter leurs permis de séjour ou visas de travail sous forme originale, et non seulement en copies numériques.
Source : WELT/dpa