
La police nationale espagnole a lancé une alerte sans précédent à l’échelle nationale après avoir enregistré une hausse de 60 % des déclarations de passeports perdus ou volés depuis la mi-janvier. Selon le Commissariat général aux étrangers et au contrôle des frontières (CGEF), cette augmentation coïncide avec le décret royal du 27 janvier permettant aux étrangers en situation irrégulière, justifiant d’une résidence de cinq mois avant le 31 décembre 2025, d’obtenir un titre de séjour et de travail d’un an.
Les enquêteurs expliquent que de nombreuses déclarations sont faites par des migrants qui n’ont en réalité jamais perdu leurs documents: présenter une denuncia tamponnée, datée de plusieurs semaines ou mois auparavant, leur permet de prouver qu’ils étaient déjà présents sur le sol espagnol avant la date limite de l’amnistie. Les statistiques internes révèlent les hausses les plus marquées chez les ressortissants pakistanais (+867 %), algériens (+356 %), marocains (+114 %) et colombiens (+39 %).
Les syndicats de police critiquent le décret de régularisation, qu’ils qualifient de « facteur d’incitation à la fraude », soulignant que des services d’immigration déjà surchargés doivent désormais traiter des centaines de déclarations douteuses chaque jour. La circulaire du CGEF ordonne aux agents de procéder à des vérifications d’identité complètes et de croiser chaque déclaration avec les bases de données nationales et d’Interpol avant d’accepter un dépôt de plainte. En cas de présence d’une mesure d’expulsion ou d’un casier judiciaire, les informations doivent être transmises en urgence à la Brigade des étrangers.
Les spécialistes du droit rappellent que déposer une fausse déclaration de perte constitue une infraction pénale pouvant invalider une demande d’amnistie et entraîner des poursuites. Les entreprises envisageant d’embaucher des travailleurs régularisés sont donc invitées à conserver des dossiers d’intégration rigoureux et à vérifier les nouveaux titres de séjour une fois délivrés. Les services RH doivent également mettre à jour leurs protocoles de conformité pour s’assurer que les salariés recrutés dans le cadre de ce dispositif extraordinaire restent légalement autorisés à travailler après la première année.
Alors que les ONG de défense des droits des migrants dénoncent un climat de suspicion, le ministère de l’Inclusion affirme que ce décret permettra de « sortir un demi-million de personnes de l’économie informelle » et de renforcer l’offre de main-d’œuvre dans la logistique, l’agriculture et les services à la personne. Cette alerte montre néanmoins que les autorités entendent concilier objectifs sociaux et lutte rigoureuse contre la fraude documentaire, rendant la vigilance en amont indispensable tant pour les migrants que pour les employeurs.
Les enquêteurs expliquent que de nombreuses déclarations sont faites par des migrants qui n’ont en réalité jamais perdu leurs documents: présenter une denuncia tamponnée, datée de plusieurs semaines ou mois auparavant, leur permet de prouver qu’ils étaient déjà présents sur le sol espagnol avant la date limite de l’amnistie. Les statistiques internes révèlent les hausses les plus marquées chez les ressortissants pakistanais (+867 %), algériens (+356 %), marocains (+114 %) et colombiens (+39 %).
Les syndicats de police critiquent le décret de régularisation, qu’ils qualifient de « facteur d’incitation à la fraude », soulignant que des services d’immigration déjà surchargés doivent désormais traiter des centaines de déclarations douteuses chaque jour. La circulaire du CGEF ordonne aux agents de procéder à des vérifications d’identité complètes et de croiser chaque déclaration avec les bases de données nationales et d’Interpol avant d’accepter un dépôt de plainte. En cas de présence d’une mesure d’expulsion ou d’un casier judiciaire, les informations doivent être transmises en urgence à la Brigade des étrangers.
Les spécialistes du droit rappellent que déposer une fausse déclaration de perte constitue une infraction pénale pouvant invalider une demande d’amnistie et entraîner des poursuites. Les entreprises envisageant d’embaucher des travailleurs régularisés sont donc invitées à conserver des dossiers d’intégration rigoureux et à vérifier les nouveaux titres de séjour une fois délivrés. Les services RH doivent également mettre à jour leurs protocoles de conformité pour s’assurer que les salariés recrutés dans le cadre de ce dispositif extraordinaire restent légalement autorisés à travailler après la première année.
Alors que les ONG de défense des droits des migrants dénoncent un climat de suspicion, le ministère de l’Inclusion affirme que ce décret permettra de « sortir un demi-million de personnes de l’économie informelle » et de renforcer l’offre de main-d’œuvre dans la logistique, l’agriculture et les services à la personne. Cette alerte montre néanmoins que les autorités entendent concilier objectifs sociaux et lutte rigoureuse contre la fraude documentaire, rendant la vigilance en amont indispensable tant pour les migrants que pour les employeurs.
Source : Sur in English
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