
De nouvelles statistiques publiées le 14 février révèlent que les juges de l'immigration aux États-Unis rejettent les demandes d'asile à un taux inédit de 79,6 %, contre environ 50 % en 2023. En décembre seulement, les expulsions ont atteint 38 000, soit le double du chiffre enregistré deux ans plus tôt pour le même mois. Cette tendance reflète une série de mesures strictes mises en place depuis janvier 2025: définition plus rigoureuse de la « peur crédible », quotas de 700 dossiers par juge et par an, et nomination de dizaines de nouveaux juges issus des milieux militaires ou policiers.
Si les partisans saluent ces chiffres comme la preuve que les demandes « frivoles » sont désormais écartées, les associations juridiques dénoncent une atteinte au respect des droits procéduraux. De nombreuses audiences se tiennent désormais par visioconférence dans de vastes « chaînes de traitement », avec un accès limité aux avocats. Les milieux économiques redoutent que ce durcissement ne déborde sur les procédures liées à l’emploi, sapant la confiance des salariés internationaux qui pourraient devoir passer par l’asile pour obtenir un statut de résident permanent lors de transferts liés à des conflits.
Le problème majeur pour les responsables de la mobilité internationale est systémique: un arriéré judiciaire qui a explosé à 3,38 millions de dossiers. Même au rythme accéléré actuel, les chercheurs estiment qu’il faudrait 14 ans pour résorber ce retard. Cela signifie que les employés bloqués dans la file d’attente risquent de rencontrer des obstacles pour obtenir des autorisations de voyage, de devoir renouveler leur permis de travail tous les 540 jours, et de subir des tensions psychologiques nuisant à leur productivité.
Parmi les mesures pratiques à envisager: prévoir des délais plus longs dans les plans d’expatriation pour les nationalités à risque, offrir une aide financière pour les frais juridiques, et envisager des destinations alternatives – Canada ou pays membres de l’UE – pour les relocalisations en provenance de régions où les refus sont fréquents. Les entreprises doivent également surveiller si la rigueur accrue en matière d’asile influence l’interprétation de la notion de « persécution » dans les décisions relatives au statut humanitaire ou au TPS, souvent des étapes vers l’autorisation de travail.
Si les partisans saluent ces chiffres comme la preuve que les demandes « frivoles » sont désormais écartées, les associations juridiques dénoncent une atteinte au respect des droits procéduraux. De nombreuses audiences se tiennent désormais par visioconférence dans de vastes « chaînes de traitement », avec un accès limité aux avocats. Les milieux économiques redoutent que ce durcissement ne déborde sur les procédures liées à l’emploi, sapant la confiance des salariés internationaux qui pourraient devoir passer par l’asile pour obtenir un statut de résident permanent lors de transferts liés à des conflits.
Le problème majeur pour les responsables de la mobilité internationale est systémique: un arriéré judiciaire qui a explosé à 3,38 millions de dossiers. Même au rythme accéléré actuel, les chercheurs estiment qu’il faudrait 14 ans pour résorber ce retard. Cela signifie que les employés bloqués dans la file d’attente risquent de rencontrer des obstacles pour obtenir des autorisations de voyage, de devoir renouveler leur permis de travail tous les 540 jours, et de subir des tensions psychologiques nuisant à leur productivité.
Parmi les mesures pratiques à envisager: prévoir des délais plus longs dans les plans d’expatriation pour les nationalités à risque, offrir une aide financière pour les frais juridiques, et envisager des destinations alternatives – Canada ou pays membres de l’UE – pour les relocalisations en provenance de régions où les refus sont fréquents. Les entreprises doivent également surveiller si la rigueur accrue en matière d’asile influence l’interprétation de la notion de « persécution » dans les décisions relatives au statut humanitaire ou au TPS, souvent des étapes vers l’autorisation de travail.
Source : New York Post
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