
Lundi, la Suisse a rejoint plus de vingt partenaires de l’UE et de l’espace Schengen dans la mise en service du système biométrique d’entrée/sortie (EES) pour les voyageurs de pays tiers — une avancée qui remplace le tampon manuel sur les passeports par la reconnaissance faciale et la numérisation des empreintes digitales. Quelques heures seulement après le lancement le 16 février, les aéroports de Zurich et Genève ont signalé des temps d’attente aux contrôles d’identité de 60 à 80 minutes, bien au-delà des 15 minutes garanties par les compagnies aériennes pour les correspondances minimales.
L’EES fait partie du programme de numérisation des frontières de l’UE, qui deviendra obligatoire dans tout l’espace Schengen d’ici le 10 avril 2026. Pour la Suisse, qui n’est pas membre de l’UE mais associée à Schengen, ce système promet une meilleure détection des dépassements de séjour et une collecte simplifiée des statistiques sur les flux migratoires. À court terme, cependant, cette technologie met à rude épreuve les modèles de gestion du personnel. L’aéroport de Zurich a dû réaffecter des agents au sol en tant qu’« accompagnateurs » pour aider les voyageurs à utiliser les bornes, tandis que Genève a demandé aux compagnies aériennes d’étaler les heures de fermeture des enregistrements afin d’éviter les embouteillages.
Airlines for Europe (A4E), l’IATA et le Conseil international des aéroports Europe ont appelé Bruxelles à reporter l’application complète du système après la période estivale. Ils soulignent que des bugs matériels, une connexion Wi-Fi instable et des postes de police sous-effectifs pourraient entraîner des vols manqués et des demandes d’indemnisation s’élevant à plusieurs dizaines de millions d’euros. Swiss International Air Lines a déjà conseillé à ses clients professionnels d’arriver au moins trois heures avant les départs long-courriers et d’éviter les correspondances serrées au sein de l’espace Schengen lors de la réservation d’itinéraires multi-segments.
Les consultants en gestion des risques de voyage recommandent aux équipes mobilité de mettre à jour leurs communications préalables au départ: les ressortissants non-UE et les visiteurs doivent s’attendre à un enregistrement biométrique à chaque entrée et veiller à ne pas avoir les doigts bandés ou décorés de henné, ce qui peut perturber les scanners. Les entreprises collectant des données personnelles pour les visas doivent également vérifier leur conformité au RGPD, car l’EES conserve les données biométriques pendant trois ans.
À l’avenir, l’Office fédéral de la police (fedpol) s’emploie à intégrer la future e-ID suisse aux bornes EES, afin que les citoyens revenant de voyages hors Schengen puissent utiliser les mêmes files. En attendant, même les ressortissants suisses risquent de subir des files d’attente supplémentaires, les agents étant mobilisés pour assister les flux de passagers étrangers débordés.
L’EES fait partie du programme de numérisation des frontières de l’UE, qui deviendra obligatoire dans tout l’espace Schengen d’ici le 10 avril 2026. Pour la Suisse, qui n’est pas membre de l’UE mais associée à Schengen, ce système promet une meilleure détection des dépassements de séjour et une collecte simplifiée des statistiques sur les flux migratoires. À court terme, cependant, cette technologie met à rude épreuve les modèles de gestion du personnel. L’aéroport de Zurich a dû réaffecter des agents au sol en tant qu’« accompagnateurs » pour aider les voyageurs à utiliser les bornes, tandis que Genève a demandé aux compagnies aériennes d’étaler les heures de fermeture des enregistrements afin d’éviter les embouteillages.
Airlines for Europe (A4E), l’IATA et le Conseil international des aéroports Europe ont appelé Bruxelles à reporter l’application complète du système après la période estivale. Ils soulignent que des bugs matériels, une connexion Wi-Fi instable et des postes de police sous-effectifs pourraient entraîner des vols manqués et des demandes d’indemnisation s’élevant à plusieurs dizaines de millions d’euros. Swiss International Air Lines a déjà conseillé à ses clients professionnels d’arriver au moins trois heures avant les départs long-courriers et d’éviter les correspondances serrées au sein de l’espace Schengen lors de la réservation d’itinéraires multi-segments.
Les consultants en gestion des risques de voyage recommandent aux équipes mobilité de mettre à jour leurs communications préalables au départ: les ressortissants non-UE et les visiteurs doivent s’attendre à un enregistrement biométrique à chaque entrée et veiller à ne pas avoir les doigts bandés ou décorés de henné, ce qui peut perturber les scanners. Les entreprises collectant des données personnelles pour les visas doivent également vérifier leur conformité au RGPD, car l’EES conserve les données biométriques pendant trois ans.
À l’avenir, l’Office fédéral de la police (fedpol) s’emploie à intégrer la future e-ID suisse aux bornes EES, afin que les citoyens revenant de voyages hors Schengen puissent utiliser les mêmes files. En attendant, même les ressortissants suisses risquent de subir des files d’attente supplémentaires, les agents étant mobilisés pour assister les flux de passagers étrangers débordés.
Source : Travel & Tour World
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