
À compter d’aujourd’hui, 23 février 2026, les entreprises qui externalisent du travail en Flandre doivent prouver—à chaque niveau de la chaîne d’approvisionnement—que les travailleurs étrangers présents sur leurs sites disposent du permis unique belge ou d’une autorisation de courte durée appropriée. Cette mesure, confirmée dans la dernière mise à jour Ius Laboris Global Mobility, s’inscrit dans le cadre d’une réforme flamande plus large entrée en vigueur le 1er janvier 2026, avec une période de transition avant son application stricte.
Le nouveau décret rend les donneurs d’ordre principaux solidairement responsables des infractions en matière d’immigration commises par tout sous-traitant ou agence d’intérim qu’ils engagent. En cas de contrôle révélant un travailleur tiers pays sans permis adéquat, toute la chaîne peut être sanctionnée par des amendes administratives pouvant atteindre 48 000 € par travailleur, des rappels de salaires rétroactifs, et—point crucial pour les projets en cours—la suspension immédiate du site jusqu’à régularisation.
Pour limiter ces risques, de grands groupes belges comme DEME et Umicore mettent en place des « clauses de conformité en matière d’immigration » obligeant les sous-traitants à fournir des copies des permis et à enregistrer les travailleurs sur le portail WSE Loket de Flandre au moins cinq jours ouvrables avant leur prise de poste. Les avocats spécialisés en droit du travail alertent cependant que l’insertion de telles clauses ne suffit pas: les donneurs d’ordre doivent conserver des dossiers vérifiables et effectuer des contrôles ponctuels, les inspecteurs étant désormais habilités à demander des fichiers numériques sur site.
Ces règles de responsabilité solidaire interviennent parallèlement à un durcissement de la liste des métiers en pénurie dans la région. Quatorze professions intermédiaires—dont conducteurs de bus et boulangers—ont été retirées en janvier, obligeant les employeurs à effectuer (et documenter) une recherche locale d’emploi avant toute délivrance de permis. Six métiers spécialisés, tels que tailleur de diamants et technicien réseaux de données, ont été ajoutés.
Les employeurs internationaux détachant du personnel dans le cluster pétrochimique d’Anvers signalent des délais moyens de traitement de 30 à 35 jours, toujours dans le délai légal de 90 jours pour le permis unique européen, mais plus longs qu’aux Pays-Bas ou en Allemagne voisins.
En pratique, les responsables mobilité doivent: 1) cartographier chaque engagement belge impliquant de la main-d’œuvre externe; 2) obtenir une confirmation écrite que chaque travailleur détaché ou transféré possède un permis valide correspondant à l’activité et à la région; 3) conserver les scans ainsi que les nouveaux récépissés de notification régionaux; 4) intégrer dans les plannings des délais d’au moins six semaines pour absorber d’éventuelles demandes de preuves supplémentaires des autorités flamandes.
Le nouveau décret rend les donneurs d’ordre principaux solidairement responsables des infractions en matière d’immigration commises par tout sous-traitant ou agence d’intérim qu’ils engagent. En cas de contrôle révélant un travailleur tiers pays sans permis adéquat, toute la chaîne peut être sanctionnée par des amendes administratives pouvant atteindre 48 000 € par travailleur, des rappels de salaires rétroactifs, et—point crucial pour les projets en cours—la suspension immédiate du site jusqu’à régularisation.
Pour limiter ces risques, de grands groupes belges comme DEME et Umicore mettent en place des « clauses de conformité en matière d’immigration » obligeant les sous-traitants à fournir des copies des permis et à enregistrer les travailleurs sur le portail WSE Loket de Flandre au moins cinq jours ouvrables avant leur prise de poste. Les avocats spécialisés en droit du travail alertent cependant que l’insertion de telles clauses ne suffit pas: les donneurs d’ordre doivent conserver des dossiers vérifiables et effectuer des contrôles ponctuels, les inspecteurs étant désormais habilités à demander des fichiers numériques sur site.
Ces règles de responsabilité solidaire interviennent parallèlement à un durcissement de la liste des métiers en pénurie dans la région. Quatorze professions intermédiaires—dont conducteurs de bus et boulangers—ont été retirées en janvier, obligeant les employeurs à effectuer (et documenter) une recherche locale d’emploi avant toute délivrance de permis. Six métiers spécialisés, tels que tailleur de diamants et technicien réseaux de données, ont été ajoutés.
Les employeurs internationaux détachant du personnel dans le cluster pétrochimique d’Anvers signalent des délais moyens de traitement de 30 à 35 jours, toujours dans le délai légal de 90 jours pour le permis unique européen, mais plus longs qu’aux Pays-Bas ou en Allemagne voisins.
En pratique, les responsables mobilité doivent: 1) cartographier chaque engagement belge impliquant de la main-d’œuvre externe; 2) obtenir une confirmation écrite que chaque travailleur détaché ou transféré possède un permis valide correspondant à l’activité et à la région; 3) conserver les scans ainsi que les nouveaux récépissés de notification régionaux; 4) intégrer dans les plannings des délais d’au moins six semaines pour absorber d’éventuelles demandes de preuves supplémentaires des autorités flamandes.
Source : Ius Laboris via Mondaq
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