
Lors d’une escale à Mumbai le 28 février 2026, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a dévoilé la Stratégie Canada-Inde pour le Talent et l’Innovation – une feuille de route pilotée par le secteur privé, soutenue par Affaires mondiales Canada et signée par 13 universités et collèges canadiens. Cette initiative promet une facilitation simplifiée des visas pour les échanges de recherche à court terme, les stages coopératifs et les laboratoires conjoints en intelligence artificielle, avec pour objectif explicite de faire circuler les personnes aussi facilement que les données et les capitaux.
Selon ce plan structuré en quatre piliers, les établissements canadiens intégreront des professeurs et recruteurs dans les secteurs prioritaires de l’Inde – technologies propres, biotechnologie et fabrication avancée – tandis que les meilleures écoles d’ingénieurs indiennes ouvriront des « campus jumelés » en Ontario et en Colombie-Britannique. Universities Canada estime que ce cadre devrait doubler les flux étudiants bilatéraux, les portant à 50 000 d’ici 2030, et pourrait à terme permettre des diplômes hybrides où les crédits obtenus à Mumbai seraient automatiquement reconnus à Montréal.
Pour les gestionnaires de mobilité, la victoire la plus immédiate est l’engagement des deux gouvernements à expérimenter un délai de traitement de 10 jours pour les visas de recherche et de stage, ainsi qu’une voie dédiée aux services frontaliers aux aéroports Toronto Pearson et IGI de Delhi pour les participants au programme. Les employeurs à la recherche de talents diplômés en STEM pourraient bientôt accéder à un vivier élargi de candidats bilingues (anglais-hindi) ayant une expérience de travail canadienne grâce aux permis de travail postdiplôme.
La stratégie anticipe également le récent resserrement des quotas de permis d’études par Ottawa. En se concentrant sur les échanges de recherche postuniversitaire – qui restent illimités – les universités peuvent maintenir ouvertes les filières de talents à forte valeur ajoutée, même si les inscriptions de premier cycle plafonnent.
À plus long terme, cet accord s’inscrit dans la Stratégie indo-pacifique du Canada, positionnant les campus canadiens comme des tremplins pour les entreprises cherchant à s’implanter en R&D dans les pôles technologiques en forte croissance de l’Inde. Les analystes industriels soulignent que l’Inde fournit déjà environ 40 % des étudiants internationaux au Canada.
« Renforcer les liens académiques et la mobilité professionnelle ajoute de la résilience à la relation bilatérale à un moment où chaque pays rééquilibre ses dépendances économiques », souligne la Dr Manjula Batra, consultante en enseignement supérieur basée à Toronto.
Selon ce plan structuré en quatre piliers, les établissements canadiens intégreront des professeurs et recruteurs dans les secteurs prioritaires de l’Inde – technologies propres, biotechnologie et fabrication avancée – tandis que les meilleures écoles d’ingénieurs indiennes ouvriront des « campus jumelés » en Ontario et en Colombie-Britannique. Universities Canada estime que ce cadre devrait doubler les flux étudiants bilatéraux, les portant à 50 000 d’ici 2030, et pourrait à terme permettre des diplômes hybrides où les crédits obtenus à Mumbai seraient automatiquement reconnus à Montréal.
Pour les gestionnaires de mobilité, la victoire la plus immédiate est l’engagement des deux gouvernements à expérimenter un délai de traitement de 10 jours pour les visas de recherche et de stage, ainsi qu’une voie dédiée aux services frontaliers aux aéroports Toronto Pearson et IGI de Delhi pour les participants au programme. Les employeurs à la recherche de talents diplômés en STEM pourraient bientôt accéder à un vivier élargi de candidats bilingues (anglais-hindi) ayant une expérience de travail canadienne grâce aux permis de travail postdiplôme.
La stratégie anticipe également le récent resserrement des quotas de permis d’études par Ottawa. En se concentrant sur les échanges de recherche postuniversitaire – qui restent illimités – les universités peuvent maintenir ouvertes les filières de talents à forte valeur ajoutée, même si les inscriptions de premier cycle plafonnent.
À plus long terme, cet accord s’inscrit dans la Stratégie indo-pacifique du Canada, positionnant les campus canadiens comme des tremplins pour les entreprises cherchant à s’implanter en R&D dans les pôles technologiques en forte croissance de l’Inde. Les analystes industriels soulignent que l’Inde fournit déjà environ 40 % des étudiants internationaux au Canada.
« Renforcer les liens académiques et la mobilité professionnelle ajoute de la résilience à la relation bilatérale à un moment où chaque pays rééquilibre ses dépendances économiques », souligne la Dr Manjula Batra, consultante en enseignement supérieur basée à Toronto.
Source : Global Affairs Canada
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