
La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a présenté le 10 mars devant le Parlement ce qu’elle a qualifié de « nouveau contrat sur la migration », soutenu par la plus grande refonte des règles d’immigration depuis 2010. Ce dispositif introduit un « frein d’urgence aux visas » permettant au ministère de l’Intérieur de suspendre la délivrance de visas étudiants aux ressortissants de pays enregistrant une forte hausse des demandes d’asile après une entrée légale; ce frein sera appliqué dès le 26 mars aux Afghans, Camerounais, Birmans et Soudanais. Les demandes de travailleurs qualifiés en provenance d’Afghanistan seront également suspendues.
Au cœur de ces réformes se trouve une nouvelle philosophie de « résidence acquise ». Pour la plupart des voies professionnelles et familiales, la durée requise pour obtenir le droit de séjour permanent passera de cinq à dix ans. Des parcours accélérés (cinq voire trois ans) resteront accessibles aux personnels du NHS, aux hauts revenus au-delà de 50 270 £, ainsi qu’aux talents mondiaux reconnus ou aux fondateurs innovateurs, montrant que le Royaume-Uni souhaite toujours attirer les compétences d’élite tout en resserrant les autres filières.
Le projet de loi propose également un système de réexamen tous les 30 mois pour les réfugiés, au lieu du statut actuel de cinq ans, à l’image du modèle danois. Un dispositif pilote offrira jusqu’à 10 000 £ aux demandeurs d’asile déboutés qui choisissent un retour volontaire, tandis que les expulsions forcées resteront une mesure de dernier recours.
Les ministres estiment que ces mesures combinées réduiront les abus tout en maintenant des voies « sûres et légales », comme un corridor étudiant-réfugié plafonné prévu pour 2027. Pour les employeurs et les universités, le principal enjeu est l’incertitude: des suspensions soudaines de visas selon la nationalité compliqueront la planification des effectifs, et des délais plus longs pour obtenir la résidence risquent de rendre les offres britanniques moins attractives. Les équipes RH sont invitées à identifier les personnels concernés, à revoir les coûts de parrainage (qui augmentent à chaque prolongation) et à actualiser leurs prévisions de mobilité. Les avocats spécialisés en immigration anticipent des recours juridiques sur la proportionnalité et l’éventuelle application rétroactive de la règle des dix ans.
Au cœur de ces réformes se trouve une nouvelle philosophie de « résidence acquise ». Pour la plupart des voies professionnelles et familiales, la durée requise pour obtenir le droit de séjour permanent passera de cinq à dix ans. Des parcours accélérés (cinq voire trois ans) resteront accessibles aux personnels du NHS, aux hauts revenus au-delà de 50 270 £, ainsi qu’aux talents mondiaux reconnus ou aux fondateurs innovateurs, montrant que le Royaume-Uni souhaite toujours attirer les compétences d’élite tout en resserrant les autres filières.
Le projet de loi propose également un système de réexamen tous les 30 mois pour les réfugiés, au lieu du statut actuel de cinq ans, à l’image du modèle danois. Un dispositif pilote offrira jusqu’à 10 000 £ aux demandeurs d’asile déboutés qui choisissent un retour volontaire, tandis que les expulsions forcées resteront une mesure de dernier recours.
Les ministres estiment que ces mesures combinées réduiront les abus tout en maintenant des voies « sûres et légales », comme un corridor étudiant-réfugié plafonné prévu pour 2027. Pour les employeurs et les universités, le principal enjeu est l’incertitude: des suspensions soudaines de visas selon la nationalité compliqueront la planification des effectifs, et des délais plus longs pour obtenir la résidence risquent de rendre les offres britanniques moins attractives. Les équipes RH sont invitées à identifier les personnels concernés, à revoir les coûts de parrainage (qui augmentent à chaque prolongation) et à actualiser leurs prévisions de mobilité. Les avocats spécialisés en immigration anticipent des recours juridiques sur la proportionnalité et l’éventuelle application rétroactive de la règle des dix ans.
Source : Duncan Lewis Solicitors – Legal News