
Le coordinateur national par intérim des services d’incendie de Chypre, Nikos Longinos, a profité d’un exposé de 45 minutes au parlement le 18 mars pour dresser un bilan particulièrement sévère de la préparation du pays à évacuer rapidement un grand nombre de personnes en cas de crise. Devant la commission environnementale de la Chambre, Longinos a souligné que, près de deux ans après les incendies de forêt qui ont contraint à une évacuation improvisée de plus de 2 000 résidents et touristes dans le district de Limassol, l’île ne dispose toujours pas d’une doctrine d’évacuation cohérente et répétée.
Selon lui, seulement environ 80 % des communautés dans trois des six districts de la République ont cartographié des itinéraires d’évacuation; même dans ces zones, la signalisation est inégale et « les chaînes de communication se rompent après la tombée de la nuit ». Les casernes rurales ferment à 19 heures, alors qu’environ 1 500 des 3 500 incendies de végétation recensés chaque année se déclarent après cette heure. Le responsable a confirmé qu’un système d’alerte précoce par SMS, longtemps retardé, doit être testé en pilote en juin, mais en attendant, les autorités ont distribué des radios à piles aux chefs de village pour qu’ils puissent transmettre les ordres d’évacuation même en cas de coupure de courant.
Pour les entreprises, la révélation la plus inquiétante est que 75 % des usines et plus de la moitié des lieux de loisirs ne disposent pas de certificats de sécurité incendie valides. Longinos a critiqué ce qu’il a qualifié de « culture de l’inspection sans sanction », notant que des lettres sont régulièrement envoyées aux exploitants non conformes, mais que les poursuites restent rares. Il a invité les employeurs multinationales ayant du personnel expatrié sur l’île à auditer leurs plans d’action d’urgence et à identifier des points de rassemblement alternatifs en dehors des zones à haut risque.
Cette présentation intervient alors que Chypre cherche à rassurer investisseurs et touristes, inquiets des tensions sécuritaires régionales et de l’attaque par drone de l’année dernière sur la base de la RAF à Akrotiri. Des capacités d’évacuation solides et crédibles sont indispensables à l’ambition du pays de développer les secteurs des conférences, des services maritimes et des technologies de l’information en bord de mer, qui dépendent tous de la capacité à déplacer rapidement les personnes via les aéroports de Larnaca et Paphos ou par navire affrété en cas de restriction de l’espace aérien.
Longinos a soumis une étude proposant un service 24 heures sur 24 dans 14 casernes rurales existantes et la création de 14 nouvelles, mais le financement reste à obtenir. En attendant, les entreprises opérant à Chypre — en particulier celles dont les plans d’intervention d’urgence sur site sont liés à la norme ISO 45001 ou équivalente — devraient revoir leurs chaînes de notification du personnel, coordonner avec les bureaux locaux de la défense civile et envisager de contracter des opérateurs privés de transport en autocar capables de reloger rapidement leur personnel.
Selon lui, seulement environ 80 % des communautés dans trois des six districts de la République ont cartographié des itinéraires d’évacuation; même dans ces zones, la signalisation est inégale et « les chaînes de communication se rompent après la tombée de la nuit ». Les casernes rurales ferment à 19 heures, alors qu’environ 1 500 des 3 500 incendies de végétation recensés chaque année se déclarent après cette heure. Le responsable a confirmé qu’un système d’alerte précoce par SMS, longtemps retardé, doit être testé en pilote en juin, mais en attendant, les autorités ont distribué des radios à piles aux chefs de village pour qu’ils puissent transmettre les ordres d’évacuation même en cas de coupure de courant.
Pour les entreprises, la révélation la plus inquiétante est que 75 % des usines et plus de la moitié des lieux de loisirs ne disposent pas de certificats de sécurité incendie valides. Longinos a critiqué ce qu’il a qualifié de « culture de l’inspection sans sanction », notant que des lettres sont régulièrement envoyées aux exploitants non conformes, mais que les poursuites restent rares. Il a invité les employeurs multinationales ayant du personnel expatrié sur l’île à auditer leurs plans d’action d’urgence et à identifier des points de rassemblement alternatifs en dehors des zones à haut risque.
Cette présentation intervient alors que Chypre cherche à rassurer investisseurs et touristes, inquiets des tensions sécuritaires régionales et de l’attaque par drone de l’année dernière sur la base de la RAF à Akrotiri. Des capacités d’évacuation solides et crédibles sont indispensables à l’ambition du pays de développer les secteurs des conférences, des services maritimes et des technologies de l’information en bord de mer, qui dépendent tous de la capacité à déplacer rapidement les personnes via les aéroports de Larnaca et Paphos ou par navire affrété en cas de restriction de l’espace aérien.
Longinos a soumis une étude proposant un service 24 heures sur 24 dans 14 casernes rurales existantes et la création de 14 nouvelles, mais le financement reste à obtenir. En attendant, les entreprises opérant à Chypre — en particulier celles dont les plans d’intervention d’urgence sur site sont liés à la norme ISO 45001 ou équivalente — devraient revoir leurs chaînes de notification du personnel, coordonner avec les bureaux locaux de la défense civile et envisager de contracter des opérateurs privés de transport en autocar capables de reloger rapidement leur personnel.
Source : Cyprus Mail
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