
La Grande-Bretagne et la France ont conclu leur accord le plus important en matière de contrôle migratoire depuis le traité de Sandhurst de 2018, s’engageant à investir jusqu’à 660 millions de livres sterling (766 millions d’euros) pour renforcer la sécurité côté français de la Manche. La ministre de l’Intérieur britannique, Shabana Mahmood, et son homologue français, Laurent Nuñez, ont confirmé l’accord le 23 avril lors d’une visite conjointe à Loon-Plage, où un nouveau centre de rétention administrative verra le jour cet été.
Dans le cadre de ce pacte triennal, Londres débloquera initialement 500 millions de livres pour étendre les patrouilles sur les plages, la surveillance par drones, les caméras thermiques et les survols en hélicoptère entre Calais et Dunkerque. Les 160 millions de livres restants seront conditionnés aux résultats: si le nombre de départs en petites embarcations ne diminue pas significativement dans les 12 mois, le Royaume-Uni pourra suspendre le versement du solde.
Les effectifs policiers français dédiés à la Manche devraient passer de 800 environ aujourd’hui à 1 400 d’ici 2029. Pour les entreprises qui font transiter personnel ou marchandises par les terminaux de Douvres, Folkestone ou Eurotunnel, l’accord promet des temps de passage plus réguliers, à condition que les contrôles renforcés côté français soient bien coordonnés avec les effectifs de la Border Force britannique.
Les groupes logistiques, comme la Freight Transport Association, ont salué cet investissement mais ont averti que les délais pourraient temporairement s’allonger pendant la construction des nouvelles infrastructures. Sur le plan politique, le Premier ministre Keir Starmer souhaite montrer des avancées sur un sujet majeur avant les prochaines élections générales. Le gouvernement travailliste espère que ce mécanisme de financement basé sur les résultats détournera les critiques selon lesquelles les transferts forfaitaires antérieurs à Paris n’avaient eu que peu d’impact mesurable.
Si ce programme limite les traversées, il pourrait aussi alléger la pression sur le système d’asile britannique, qui a dépensé 3,7 milliards de livres en hébergement hôtelier l’an dernier. Les employeurs dépendant d’un transit rapide à travers la Manche — secteurs pharmaceutique, automobile et exportation de poissons — devront suivre de près les calendriers de construction et anticiper d’éventuelles mesures temporaires de gestion du trafic autour des ports du nord de la France.
Dans le cadre de ce pacte triennal, Londres débloquera initialement 500 millions de livres pour étendre les patrouilles sur les plages, la surveillance par drones, les caméras thermiques et les survols en hélicoptère entre Calais et Dunkerque. Les 160 millions de livres restants seront conditionnés aux résultats: si le nombre de départs en petites embarcations ne diminue pas significativement dans les 12 mois, le Royaume-Uni pourra suspendre le versement du solde.
Les effectifs policiers français dédiés à la Manche devraient passer de 800 environ aujourd’hui à 1 400 d’ici 2029. Pour les entreprises qui font transiter personnel ou marchandises par les terminaux de Douvres, Folkestone ou Eurotunnel, l’accord promet des temps de passage plus réguliers, à condition que les contrôles renforcés côté français soient bien coordonnés avec les effectifs de la Border Force britannique.
Les groupes logistiques, comme la Freight Transport Association, ont salué cet investissement mais ont averti que les délais pourraient temporairement s’allonger pendant la construction des nouvelles infrastructures. Sur le plan politique, le Premier ministre Keir Starmer souhaite montrer des avancées sur un sujet majeur avant les prochaines élections générales. Le gouvernement travailliste espère que ce mécanisme de financement basé sur les résultats détournera les critiques selon lesquelles les transferts forfaitaires antérieurs à Paris n’avaient eu que peu d’impact mesurable.
Si ce programme limite les traversées, il pourrait aussi alléger la pression sur le système d’asile britannique, qui a dépensé 3,7 milliards de livres en hébergement hôtelier l’an dernier. Les employeurs dépendant d’un transit rapide à travers la Manche — secteurs pharmaceutique, automobile et exportation de poissons — devront suivre de près les calendriers de construction et anticiper d’éventuelles mesures temporaires de gestion du trafic autour des ports du nord de la France.
Source : Brussels Signal
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