
La Cour de justice de l’Union européenne a franchi une étape majeure vers l’approbation du plan controversé de l’Italie visant à traiter les migrants en situation irrégulière en Albanie. Dans un avis publié tard le 23 avril, l’avocat général Nicholas Emiliou a conclu que le protocole bilatéral signé le 6 novembre 2023 est, en principe, compatible avec le droit européen de l’asile et du retour, à condition que toutes les garanties fondamentales soient respectées. Les avis ne sont pas contraignants, mais la Cour les suit dans environ 80 % des cas, ce qui rend probable une décision finale favorable d’ici l’été.
Selon cet accord, l’Italie pourra construire et gérer deux centres de détention et de pré-départ sur le territoire albanais, mais sous juridiction italienne et principalement dotés de personnel italien. Les détracteurs estiment que ce traitement extraterritorial priverait les migrants de l’accès aux tribunaux italiens et violerait les directives sur les normes d’accueil. Emiliou a rejeté cette interprétation, soulignant que les personnes détenues doivent conserver un contrôle judiciaire complet, l’aide juridique, les soins médicaux et les protections pour les mineurs. Il a également précisé que le droit européen n’interdit pas à un État membre d’exploiter des centres de retour à l’étranger, à condition que des recours effectifs soient garantis.
Cet avis intervient à un moment politiquement crucial. Rome prévoit d’adopter un nouveau décret le 24 avril, offrant des incitations financières aux retours volontaires et augmentant la capacité de détention; les ministres affirment que les centres albanais sont essentiels pour atteindre ces objectifs. Les conseillers en immigration d’entreprise notent que, si les transferts de personnel d’entreprise ne sont pas concernés, cette décision influence l’ensemble du cadre dans lequel sont traitées les demandes familiales et humanitaires. Les multinationales employant des travailleurs saisonniers ou peu qualifiés originaires de pays tiers doivent suivre de près les modalités de mise en œuvre — par exemple, la possibilité de tenir les audiences d’appel par visioconférence et la durée possible de détention avant expulsion.
L’Albanie, désireuse de renforcer ses liens avec l’UE avant les négociations d’adhésion, a déjà ratifié le protocole et réservé un terrain près du port de Shengjin. Les appels d’offres pour la construction seront lancés en mai, avec une première structure de 400 places prévue pour octobre. Si la Cour confirme finalement l’avis d’Emiliou, d’autres États membres confrontés à des tensions sur leurs capacités d’accueil — notamment la Grèce et Chypre — devraient s’inspirer du « modèle italien », annonçant un possible tournant vers une gestion externalisée des migrations dans le cadre de Schengen.
Selon cet accord, l’Italie pourra construire et gérer deux centres de détention et de pré-départ sur le territoire albanais, mais sous juridiction italienne et principalement dotés de personnel italien. Les détracteurs estiment que ce traitement extraterritorial priverait les migrants de l’accès aux tribunaux italiens et violerait les directives sur les normes d’accueil. Emiliou a rejeté cette interprétation, soulignant que les personnes détenues doivent conserver un contrôle judiciaire complet, l’aide juridique, les soins médicaux et les protections pour les mineurs. Il a également précisé que le droit européen n’interdit pas à un État membre d’exploiter des centres de retour à l’étranger, à condition que des recours effectifs soient garantis.
Cet avis intervient à un moment politiquement crucial. Rome prévoit d’adopter un nouveau décret le 24 avril, offrant des incitations financières aux retours volontaires et augmentant la capacité de détention; les ministres affirment que les centres albanais sont essentiels pour atteindre ces objectifs. Les conseillers en immigration d’entreprise notent que, si les transferts de personnel d’entreprise ne sont pas concernés, cette décision influence l’ensemble du cadre dans lequel sont traitées les demandes familiales et humanitaires. Les multinationales employant des travailleurs saisonniers ou peu qualifiés originaires de pays tiers doivent suivre de près les modalités de mise en œuvre — par exemple, la possibilité de tenir les audiences d’appel par visioconférence et la durée possible de détention avant expulsion.
L’Albanie, désireuse de renforcer ses liens avec l’UE avant les négociations d’adhésion, a déjà ratifié le protocole et réservé un terrain près du port de Shengjin. Les appels d’offres pour la construction seront lancés en mai, avec une première structure de 400 places prévue pour octobre. Si la Cour confirme finalement l’avis d’Emiliou, d’autres États membres confrontés à des tensions sur leurs capacités d’accueil — notamment la Grèce et Chypre — devraient s’inspirer du « modèle italien », annonçant un possible tournant vers une gestion externalisée des migrations dans le cadre de Schengen.
Source : Teleborsa
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