
Les aéroports et compagnies aériennes italiennes en ont assez des problèmes de démarrage survenus après le déploiement complet du Système Entrée/Sortie de l’UE (EES) le 10 avril. Dans une lettre commune adressée le 23 avril au ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi, les groupes professionnels Assaeroporti, Aeroporti 2030, IATA, IBAR et AICALF alertent sur des files d’attente aux contrôles de passeports pour les voyageurs hors UE dépassant régulièrement trois heures à Rome-Fiumicino, Milan-Malpensa et d’autres points d’entrée. Les associations demandent au ministre d’intervenir auprès de Bruxelles pour obtenir un mécanisme d’urgence permettant aux États Schengen de « suspendre totalement » l’enregistrement biométrique lorsque la congestion menace la continuité opérationnelle et l’ordre public.
Cet appel fait suite à une tribune publiée le même jour dans le journal la Repubblica, où les directeurs d’aéroports décrivent des scènes de « chaos » et réclament la fermeture temporaire des bornes biométriques jusqu’à stabilisation des effectifs et des interfaces informatiques. Selon les opérateurs, l’EES ajoute 90 à 120 secondes par passager, voire davantage pour les familles, multipliant ainsi les temps d’attente lors des pics matinaux et en soirée. Avec le long pont des vacances de printemps (24 avril-4 mai) et la haute saison estivale à venir, ils redoutent des correspondances manquées, des retards de vols et des demandes d’indemnisation au titre du règlement EU261, qui pourraient coûter des millions d’euros aux compagnies.
En coulisses, les agents de handling ont confié à Anteprima24 que les procédures manuelles de secours, la lenteur des lecteurs d’empreintes digitales et l’incertitude sur les exemptions pour les titulaires de permis de séjour sont les principaux points de blocage. Certaines stations-frontières ont déjà repris le tamponnage manuel des passeports pour fluidifier les files, mais cette solution de contournement expose à des sanctions des auditeurs européens. Les exploitants d’aéroports préviennent que sans un bouton-pause légal, ils devront mobiliser des centaines de policiers supplémentaires et installer des guichets non prévus au budget.
Pour les responsables voyages d’affaires, le message est clair: prévoir des temps de correspondance plus longs, alerter le personnel sur les risques d’engorgement tant à l’entrée qu’à la sortie, et collecter des données en temps réel pour appuyer les évaluations de devoir de vigilance. Les multinationales qui relocalisent des collaborateurs hors UE devraient les conseiller de toujours porter une preuve de résidence italienne afin d’éviter une double inscription. Si Rome parvient à obtenir une clause de flexibilité, d’autres hubs Schengen – de Paris à Francfort – risquent de réclamer la même chose, ce qui pourrait redessiner le projet phare de digitalisation des frontières de l’UE avant même son premier été d’exploitation.
Cet appel fait suite à une tribune publiée le même jour dans le journal la Repubblica, où les directeurs d’aéroports décrivent des scènes de « chaos » et réclament la fermeture temporaire des bornes biométriques jusqu’à stabilisation des effectifs et des interfaces informatiques. Selon les opérateurs, l’EES ajoute 90 à 120 secondes par passager, voire davantage pour les familles, multipliant ainsi les temps d’attente lors des pics matinaux et en soirée. Avec le long pont des vacances de printemps (24 avril-4 mai) et la haute saison estivale à venir, ils redoutent des correspondances manquées, des retards de vols et des demandes d’indemnisation au titre du règlement EU261, qui pourraient coûter des millions d’euros aux compagnies.
En coulisses, les agents de handling ont confié à Anteprima24 que les procédures manuelles de secours, la lenteur des lecteurs d’empreintes digitales et l’incertitude sur les exemptions pour les titulaires de permis de séjour sont les principaux points de blocage. Certaines stations-frontières ont déjà repris le tamponnage manuel des passeports pour fluidifier les files, mais cette solution de contournement expose à des sanctions des auditeurs européens. Les exploitants d’aéroports préviennent que sans un bouton-pause légal, ils devront mobiliser des centaines de policiers supplémentaires et installer des guichets non prévus au budget.
Pour les responsables voyages d’affaires, le message est clair: prévoir des temps de correspondance plus longs, alerter le personnel sur les risques d’engorgement tant à l’entrée qu’à la sortie, et collecter des données en temps réel pour appuyer les évaluations de devoir de vigilance. Les multinationales qui relocalisent des collaborateurs hors UE devraient les conseiller de toujours porter une preuve de résidence italienne afin d’éviter une double inscription. Si Rome parvient à obtenir une clause de flexibilité, d’autres hubs Schengen – de Paris à Francfort – risquent de réclamer la même chose, ce qui pourrait redessiner le projet phare de digitalisation des frontières de l’UE avant même son premier été d’exploitation.
Source : Anteprima24
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