
La Chambre des députés italienne a donné son approbation finale le 24 avril à la conversion du décret-loi 23/2026, un vaste ensemble de mesures renforçant l’ordre public et révisant plusieurs chapitres de la législation sur l’immigration. Le vote (162 pour, 102 contre) est intervenu moins de 24 heures avant l’expiration du décret, après une séance nocturne ponctuée par des interprétations partisanes de « Bella Ciao » et de l’hymne national.
Le chapitre IV, la section la plus importante pour les acteurs de la mobilité internationale, introduit une vérification d’identité accélérée pour les détenus étrangers, une simplification des notifications des décisions d’asile, ainsi qu’un élargissement du réseau des centres d’accueil et de rétention. Il codifie également l’accord-cadre entre l’Italie et la Suisse sur des projets migratoires conjoints, témoignant de la volonté de Rome de mobiliser des fonds transfrontaliers pour les opérations de retour.
Un autre article confère aux préfets des pouvoirs élargis pour ordonner l’éloignement immédiat des ressortissants de pays tiers représentant une « menace concrète » pour la sécurité publique, même en cas de recours en cours, à condition que les garanties procédurales de base soient respectées. Les employeurs prévoyant des missions doivent donc s’attendre à des contrôles policiers renforcés sur le personnel non-UE ayant des antécédents judiciaires.
Le décret comprenait la controversée « prime au rapatriement » destinée aux avocats, mais cette disposition a été neutralisée le jour même par un décret correctif distinct (voir notre précédent article). Le Parlement doit convertir ce texte correctif d’ici fin juin, ce qui laisse présager une certaine instabilité réglementaire pendant au moins deux mois.
Les entreprises sont invitées à suivre de près les circulaires d’application du ministère de l’Intérieur: les nouveaux formulaires de notification d’arrivée et les exigences de coopération à l’identification des détenus pourraient entraîner des démarches supplémentaires en matière de conformité RH lors du transfert de personnel non-UE vers l’Italie.
Le chapitre IV, la section la plus importante pour les acteurs de la mobilité internationale, introduit une vérification d’identité accélérée pour les détenus étrangers, une simplification des notifications des décisions d’asile, ainsi qu’un élargissement du réseau des centres d’accueil et de rétention. Il codifie également l’accord-cadre entre l’Italie et la Suisse sur des projets migratoires conjoints, témoignant de la volonté de Rome de mobiliser des fonds transfrontaliers pour les opérations de retour.
Un autre article confère aux préfets des pouvoirs élargis pour ordonner l’éloignement immédiat des ressortissants de pays tiers représentant une « menace concrète » pour la sécurité publique, même en cas de recours en cours, à condition que les garanties procédurales de base soient respectées. Les employeurs prévoyant des missions doivent donc s’attendre à des contrôles policiers renforcés sur le personnel non-UE ayant des antécédents judiciaires.
Le décret comprenait la controversée « prime au rapatriement » destinée aux avocats, mais cette disposition a été neutralisée le jour même par un décret correctif distinct (voir notre précédent article). Le Parlement doit convertir ce texte correctif d’ici fin juin, ce qui laisse présager une certaine instabilité réglementaire pendant au moins deux mois.
Les entreprises sont invitées à suivre de près les circulaires d’application du ministère de l’Intérieur: les nouveaux formulaires de notification d’arrivée et les exigences de coopération à l’identification des détenus pourraient entraîner des démarches supplémentaires en matière de conformité RH lors du transfert de personnel non-UE vers l’Italie.
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