
Le très attendu « Processus extraordinaire de régularisation » en Espagne a officiellement débuté le 26 avril, suite à la publication du décret royal 316/2026 plus tôt dans le mois. Ce programme de cinq mois permet à certains ressortissants non européens, pouvant prouver leur résidence en Espagne avant le 1er janvier 2026, de demander une autorisation de séjour renouvelable d’un an, offrant un accès complet au marché du travail.
Dès le premier jour, le ministère de l’Inclusion a confirmé la réception de plus de 60 000 demandes électroniques avant midi, en plus des dizaines de milliers de dossiers déposés en personne dans les bureaux de Correos, de la Sécurité sociale et dans cinq guichets Extranjería spécialement dédiés. Les autorités estiment que ce dispositif bénéficiera à au moins un demi-million de personnes, dont beaucoup travaillent jusqu’à présent de manière informelle dans l’agriculture, l’hôtellerie et la logistique.
Le gouvernement soutient que cette mesure permettra d’augmenter les recettes fiscales, de réduire l’exploitation et de pallier les pénuries chroniques de main-d’œuvre dans les secteurs à bas salaires. Les organisations patronales ont accueilli l’initiative avec prudence. La régularisation offrira aux employeurs multinationaux la possibilité de transférer ou d’embaucher des talents jusqu’ici exclus du marché formel, tout en diminuant les risques liés au travail non déclaré. Le cabinet de conseil EY estime que l’intégration de 500 000 travailleurs dans les registres de paie pourrait générer 1,3 milliard d’euros de cotisations sociales supplémentaires sur deux ans.
Cependant, les équipes RH des entreprises alertent sur des risques de ralentissements, notamment pour l’obtention des certificats de bonne conduite et des preuves de résidence continue. Sur le plan politique, ce décret relance le débat migratoire récurrent en Espagne. Le Parti populaire, dans l’opposition, craint que cette mesure ne devienne un « facteur d’attraction » pour l’immigration irrégulière, tandis que l’extrême droite de Vox accuse le gouvernement Sánchez de « récompenser l’illégalité ». Le gouvernement rétorque que les critères d’éligibilité sont stricts et que les études empiriques montrent que les migrants régularisés contribuent davantage en impôts qu’ils ne perçoivent d’aides.
Pour les travailleurs étrangers détachés et les responsables mobilité, le message est clair: les entreprises employant des travailleurs sans papiers disposent désormais d’une voie vers la conformité totale, mais doivent agir rapidement. Les avocats recommandent de soumettre des dossiers numériques complets pour éviter la procédure plus lente en personne et de commencer immédiatement à rassembler les documents de casier judiciaire étrangers, dont l’obtention peut prendre plusieurs semaines.
Dès le premier jour, le ministère de l’Inclusion a confirmé la réception de plus de 60 000 demandes électroniques avant midi, en plus des dizaines de milliers de dossiers déposés en personne dans les bureaux de Correos, de la Sécurité sociale et dans cinq guichets Extranjería spécialement dédiés. Les autorités estiment que ce dispositif bénéficiera à au moins un demi-million de personnes, dont beaucoup travaillent jusqu’à présent de manière informelle dans l’agriculture, l’hôtellerie et la logistique.
Le gouvernement soutient que cette mesure permettra d’augmenter les recettes fiscales, de réduire l’exploitation et de pallier les pénuries chroniques de main-d’œuvre dans les secteurs à bas salaires. Les organisations patronales ont accueilli l’initiative avec prudence. La régularisation offrira aux employeurs multinationaux la possibilité de transférer ou d’embaucher des talents jusqu’ici exclus du marché formel, tout en diminuant les risques liés au travail non déclaré. Le cabinet de conseil EY estime que l’intégration de 500 000 travailleurs dans les registres de paie pourrait générer 1,3 milliard d’euros de cotisations sociales supplémentaires sur deux ans.
Cependant, les équipes RH des entreprises alertent sur des risques de ralentissements, notamment pour l’obtention des certificats de bonne conduite et des preuves de résidence continue. Sur le plan politique, ce décret relance le débat migratoire récurrent en Espagne. Le Parti populaire, dans l’opposition, craint que cette mesure ne devienne un « facteur d’attraction » pour l’immigration irrégulière, tandis que l’extrême droite de Vox accuse le gouvernement Sánchez de « récompenser l’illégalité ». Le gouvernement rétorque que les critères d’éligibilité sont stricts et que les études empiriques montrent que les migrants régularisés contribuent davantage en impôts qu’ils ne perçoivent d’aides.
Pour les travailleurs étrangers détachés et les responsables mobilité, le message est clair: les entreprises employant des travailleurs sans papiers disposent désormais d’une voie vers la conformité totale, mais doivent agir rapidement. Les avocats recommandent de soumettre des dossiers numériques complets pour éviter la procédure plus lente en personne et de commencer immédiatement à rassembler les documents de casier judiciaire étrangers, dont l’obtention peut prendre plusieurs semaines.
Source : News Minimalist / ara.cat
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ Espagne.Plus de Espagne
Voir tout
Conseil aux voyageurs : une manifestation prévue en plein centre de Barcelone pourrait perturber l’accès aux bureaux d’immigration
Les retards municipaux dans la délivrance des certificats de « vulnérabilité » paralysent la campagne de régularisation en Espagne