
La chambre basse italienne a donné son approbation finale le 24 avril au projet de loi convertissant le décret-loi 23/2026, mieux connu sous le nom de « Décret Sécurité et Migration », quelques heures seulement avant sa promulgation par le président Sergio Mattarella. La nouvelle loi 54/2026, qui s’étend sur 38 articles et 115 paragraphes, constitue la révision la plus complète du code italien de l’ordre public et de l’immigration depuis 2018.
Parmi des dizaines de mesures sécuritaires, la loi comprend un chapitre important sur l’immigration (articles 28 à 32) qui impactera immédiatement les employeurs, les prestataires de relocalisation et les travailleurs transfrontaliers. Les ressortissants étrangers condamnés, même provisoirement, pour une liste élargie d’infractions violentes ou liées au terrorisme peuvent désormais se voir refuser l’entrée. Toute personne surprise une seconde fois en situation irrégulière dans une zone frontalière de l’UE peut être détenue dans un Centre de Rapatriement (CPR) sans qu’un nouvel ordre d’expulsion soit nécessaire.
Les entreprises transférant des talents vers ou depuis l’Italie devront également respecter des règles d’identification plus strictes pour les étrangers détenus ou demandeurs d’asile. Le refus de « coopérer » en fournissant des données personnelles pourra peser défavorablement sur les demandes de libération anticipée et sur l’évaluation du danger social justifiant un décret d’expulsion. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur est autorisé jusqu’au 31 décembre 2028 à attribuer des marchés publics sans appel d’offres pour la construction ou la rénovation de centres d’accueil et de détention, signe d’une augmentation prochaine des capacités d’accueil.
Le décret réforme aussi les droits d’appel: l’aide juridictionnelle n’est plus automatique pour les non-ressortissants de l’UE contestant une décision d’expulsion — ceux dont les revenus dépassent un seuil légal devront financer eux-mêmes leur avocat — tandis que les juges disposent désormais de seulement 15 jours pour statuer sur l’expulsion des détenus étrangers. Les employeurs qui font appel à des travailleurs détachés intra-UE doivent noter que la police aux frontières a désormais le pouvoir de renvoyer directement les migrants en situation irrégulière vers le premier État membre d’arrivée, évitant ainsi une seconde procédure administrative.
Sur le plan politique, le gouvernement défend ces mesures comme un moyen de combler les « failles » exploitées par les passeurs, mais les ONG alertent sur un risque accru de détentions arbitraires et d’insécurité juridique. Les équipes RH multinationales doivent préparer des briefings de conformité actualisés pour les expatriés, notamment ceux ayant un casier judiciaire léger, et anticiper des délais plus longs pour les membres de famille qui devront désormais fournir des justificatifs plus complets aux frontières.
Conseils pratiques: 1) prévoir une marge supplémentaire dans les dates de début de mission pendant que les Questure locales assimilent les nouvelles règles; 2) s’assurer que tous les expatriés disposent d’une preuve de domicile et d’un contrat de travail lors des passages aux frontières internes de l’UE; 3) revoir les politiques de mobilité interne pour couvrir les frais éventuels de recours juridiques qui ne bénéficieraient plus de l’aide juridictionnelle gratuite.
Parmi des dizaines de mesures sécuritaires, la loi comprend un chapitre important sur l’immigration (articles 28 à 32) qui impactera immédiatement les employeurs, les prestataires de relocalisation et les travailleurs transfrontaliers. Les ressortissants étrangers condamnés, même provisoirement, pour une liste élargie d’infractions violentes ou liées au terrorisme peuvent désormais se voir refuser l’entrée. Toute personne surprise une seconde fois en situation irrégulière dans une zone frontalière de l’UE peut être détenue dans un Centre de Rapatriement (CPR) sans qu’un nouvel ordre d’expulsion soit nécessaire.
Les entreprises transférant des talents vers ou depuis l’Italie devront également respecter des règles d’identification plus strictes pour les étrangers détenus ou demandeurs d’asile. Le refus de « coopérer » en fournissant des données personnelles pourra peser défavorablement sur les demandes de libération anticipée et sur l’évaluation du danger social justifiant un décret d’expulsion. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur est autorisé jusqu’au 31 décembre 2028 à attribuer des marchés publics sans appel d’offres pour la construction ou la rénovation de centres d’accueil et de détention, signe d’une augmentation prochaine des capacités d’accueil.
Le décret réforme aussi les droits d’appel: l’aide juridictionnelle n’est plus automatique pour les non-ressortissants de l’UE contestant une décision d’expulsion — ceux dont les revenus dépassent un seuil légal devront financer eux-mêmes leur avocat — tandis que les juges disposent désormais de seulement 15 jours pour statuer sur l’expulsion des détenus étrangers. Les employeurs qui font appel à des travailleurs détachés intra-UE doivent noter que la police aux frontières a désormais le pouvoir de renvoyer directement les migrants en situation irrégulière vers le premier État membre d’arrivée, évitant ainsi une seconde procédure administrative.
Sur le plan politique, le gouvernement défend ces mesures comme un moyen de combler les « failles » exploitées par les passeurs, mais les ONG alertent sur un risque accru de détentions arbitraires et d’insécurité juridique. Les équipes RH multinationales doivent préparer des briefings de conformité actualisés pour les expatriés, notamment ceux ayant un casier judiciaire léger, et anticiper des délais plus longs pour les membres de famille qui devront désormais fournir des justificatifs plus complets aux frontières.
Conseils pratiques: 1) prévoir une marge supplémentaire dans les dates de début de mission pendant que les Questure locales assimilent les nouvelles règles; 2) s’assurer que tous les expatriés disposent d’une preuve de domicile et d’un contrat de travail lors des passages aux frontières internes de l’UE; 3) revoir les politiques de mobilité interne pour couvrir les frais éventuels de recours juridiques qui ne bénéficieraient plus de l’aide juridictionnelle gratuite.
Source : L’Irresponsabile
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