
La très attendue plateforme MOS 2.0 (Moduł Obsługi Spraw) de la Pologne sera lancée à l’échelle nationale le lundi 27 avril 2026, mettant fin à l’ère des demandes de permis de séjour sur papier. À partir de cette date, toute demande de permis de séjour temporaire ou permanent, ou de statut de résident de longue durée dans l’UE, devra être déposée électroniquement via mos.cudzoziemcy.gov.pl. Les dossiers papier remis après le 26 avril seront systématiquement rejetés.
Cette transition numérique modifie profondément les obligations des employeurs. Bien que les entreprises ne soient pas tenues d’ouvrir un compte MOS, à chaque fois qu’un salarié étranger dépose une demande, le système envoie par e-mail un lien unique vers « l’Annexe 1 », un formulaire qui détaille le salaire, la durée du contrat et les conditions de travail. L’employeur doit remplir et signer électroniquement cette annexe dans un délai de 30 jours, sous peine de suspension automatique du dossier d’immigration. Seules les signatures électroniques qualifiées ou à profil de confiance seront acceptées; les PDF scannés ne seront plus valides.
Les visites en personne au bureau du voïvodie restent nécessaires pour la prise de données biométriques et la vérification des passeports, mais le nombre de déplacements physiques devrait fortement diminuer. Le ministère de l’Intérieur assure que MOS 2.0 réduira les délais moyens de traitement des dossiers, aujourd’hui de neuf mois, à « pas plus de 90 jours », même si les professionnels préviennent que la phase d’adaptation – pour les demandeurs, employeurs et agents – pourrait engendrer des retards temporaires.
Parallèlement à MOS 2.0, Varsovie met en place une nouvelle voie légale pour les réfugiés ukrainiens. Dès le 4 mai 2026, les Ukrainiens éligibles pourront demander la carte CUKR (Karta CUKR – « Anciennement sous protection temporaire »), qui offre un droit de séjour de trois ans, un accès illimité au marché du travail, la possibilité de créer une entreprise et des déplacements sans visa dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur 180. La période passée sous CUKR sera prise en compte dans le calcul des cinq ans requis pour le statut de résident de longue durée dans l’UE.
Concrètement, les équipes RH doivent vérifier le statut légal de tous les salariés étrangers dont le séjour expire dans les trois prochains mois et s’assurer que les identifiants MOS, les adresses e-mail des employeurs et les outils de signature électronique sont prêts avant le 27 avril. Les entreprises qui externalisent la gestion des dossiers d’immigration devront mettre à jour leurs procurations, car MOS 2.0 n’accepte que les mandats électroniques signés avec un certificat qualifié. Ne pas se conformer à ces nouvelles règles pourrait entraîner la situation d’employés clés sans papiers – et, dans le cadre du régime strict de sanctions polonais, les employeurs risquent des amendes pouvant atteindre 30 000 PLN (6 600 €) par travailleur en situation irrégulière.
Cette transition numérique modifie profondément les obligations des employeurs. Bien que les entreprises ne soient pas tenues d’ouvrir un compte MOS, à chaque fois qu’un salarié étranger dépose une demande, le système envoie par e-mail un lien unique vers « l’Annexe 1 », un formulaire qui détaille le salaire, la durée du contrat et les conditions de travail. L’employeur doit remplir et signer électroniquement cette annexe dans un délai de 30 jours, sous peine de suspension automatique du dossier d’immigration. Seules les signatures électroniques qualifiées ou à profil de confiance seront acceptées; les PDF scannés ne seront plus valides.
Les visites en personne au bureau du voïvodie restent nécessaires pour la prise de données biométriques et la vérification des passeports, mais le nombre de déplacements physiques devrait fortement diminuer. Le ministère de l’Intérieur assure que MOS 2.0 réduira les délais moyens de traitement des dossiers, aujourd’hui de neuf mois, à « pas plus de 90 jours », même si les professionnels préviennent que la phase d’adaptation – pour les demandeurs, employeurs et agents – pourrait engendrer des retards temporaires.
Parallèlement à MOS 2.0, Varsovie met en place une nouvelle voie légale pour les réfugiés ukrainiens. Dès le 4 mai 2026, les Ukrainiens éligibles pourront demander la carte CUKR (Karta CUKR – « Anciennement sous protection temporaire »), qui offre un droit de séjour de trois ans, un accès illimité au marché du travail, la possibilité de créer une entreprise et des déplacements sans visa dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur 180. La période passée sous CUKR sera prise en compte dans le calcul des cinq ans requis pour le statut de résident de longue durée dans l’UE.
Concrètement, les équipes RH doivent vérifier le statut légal de tous les salariés étrangers dont le séjour expire dans les trois prochains mois et s’assurer que les identifiants MOS, les adresses e-mail des employeurs et les outils de signature électronique sont prêts avant le 27 avril. Les entreprises qui externalisent la gestion des dossiers d’immigration devront mettre à jour leurs procurations, car MOS 2.0 n’accepte que les mandats électroniques signés avec un certificat qualifié. Ne pas se conformer à ces nouvelles règles pourrait entraîner la situation d’employés clés sans papiers – et, dans le cadre du régime strict de sanctions polonais, les employeurs risquent des amendes pouvant atteindre 30 000 PLN (6 600 €) par travailleur en situation irrégulière.
Source : StopCor (via InPoland)
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