
Le média spécialisé IASPoint, axé sur l’Inde, rapporte que le représentant Eli Crane (R-AZ) a présenté le projet de loi « End H-1B Visa Abuse Act of 2026 », qui propose un moratoire de trois ans sur les approbations de visas H-1B, une réduction drastique du plafond annuel de 65 000 à 25 000 visas, ainsi qu’un salaire minimum fixé à 200 000 dollars. Les personnes à charge seraient exclues, la voie d’accès à la carte verte via le H-1B serait fermée, et le programme de formation pratique optionnelle (OPT) pour les étudiants F-1 serait supprimé.
Bien que l’adoption de ce texte au Sénat reste incertaine, son simple dépôt provoque déjà des remous au sein des équipes de recrutement. Les employeurs des secteurs technologique, de l’ingénierie et de la santé — historiquement les plus grands sponsors de visas H-1B — doivent dès à présent envisager un scénario de quasi-arrêt total des visas pour professions spécialisées à partir de l’exercice fiscal 2028. Le mécanisme de sélection basé sur le salaire proposé reflète également l’appétit croissant du Congrès pour des systèmes fondés sur le mérite, à l’image des réformes adoptées au Canada et en Australie.
Si une partie du projet de loi survit aux amendements en commission, les budgets de relocalisation des entreprises seront mis à rude épreuve: des seuils salariaux plus élevés pourraient contraindre les sociétés à régionaliser certains postes ou à accélérer le développement de centres proches, notamment au Canada et au Mexique. Les centres de carrière universitaires craignent aussi que la suppression de l’OPT ne rende les programmes de master américains moins attractifs, réduisant ainsi le nombre d’étudiants internationaux qui contribuent chaque année à hauteur d’environ 40 milliards de dollars à l’économie.
Les responsables de la mobilité internationale doivent suivre l’évolution du projet, informer les dirigeants et actualiser leurs modèles de planification des effectifs en tenant compte d’une possible restriction des visas H-1B. Parmi les options de repli figurent les transferts intra-entreprise L-1, les visas TN pour les ressortissants canadiens et mexicains, ainsi que les dispositifs de télétravail dans les pays signataires d’accords bilatéraux.
Bien que l’adoption de ce texte au Sénat reste incertaine, son simple dépôt provoque déjà des remous au sein des équipes de recrutement. Les employeurs des secteurs technologique, de l’ingénierie et de la santé — historiquement les plus grands sponsors de visas H-1B — doivent dès à présent envisager un scénario de quasi-arrêt total des visas pour professions spécialisées à partir de l’exercice fiscal 2028. Le mécanisme de sélection basé sur le salaire proposé reflète également l’appétit croissant du Congrès pour des systèmes fondés sur le mérite, à l’image des réformes adoptées au Canada et en Australie.
Si une partie du projet de loi survit aux amendements en commission, les budgets de relocalisation des entreprises seront mis à rude épreuve: des seuils salariaux plus élevés pourraient contraindre les sociétés à régionaliser certains postes ou à accélérer le développement de centres proches, notamment au Canada et au Mexique. Les centres de carrière universitaires craignent aussi que la suppression de l’OPT ne rende les programmes de master américains moins attractifs, réduisant ainsi le nombre d’étudiants internationaux qui contribuent chaque année à hauteur d’environ 40 milliards de dollars à l’économie.
Les responsables de la mobilité internationale doivent suivre l’évolution du projet, informer les dirigeants et actualiser leurs modèles de planification des effectifs en tenant compte d’une possible restriction des visas H-1B. Parmi les options de repli figurent les transferts intra-entreprise L-1, les visas TN pour les ressortissants canadiens et mexicains, ainsi que les dispositifs de télétravail dans les pays signataires d’accords bilatéraux.
Source : IASPoint
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