
Le parlement fédéral belge a adopté l’une des mesures d’immigration les plus ambitieuses de ces dernières années, autorisant l’Office des étrangers à imposer des interdictions d’entrée à vie aux ressortissants étrangers suspectés de terrorisme ou d’extrémisme violent. Le projet de loi, porté par la ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt et adopté le 27 avril 2026, modifie la loi sur l’immigration pour permettre à toute personne inscrite dans la base de données nationale TER (Terrorisme, Extrémisme et Radicalisation) de se voir refuser un visa, un permis de séjour ou une réadmission en Belgique, et d’être interdite d’entrée dans l’ensemble de l’espace Schengen via le Système d’Information Schengen (SIS).
Auparavant, les autorités belges pouvaient prononcer des interdictions d’une durée maximale de dix ans, après quoi la personne pouvait faire une nouvelle demande. La réforme supprime cette limite: les interdictions deviennent permanentes et ne seront levées que si les services de sécurité estiment que la menace a disparu. Les décisions seront automatiquement enregistrées dans le SIS et dans la Base de données nationale générale belge, permettant aux transporteurs, agents frontaliers et consulats à travers l’Europe de recevoir l’alerte en temps réel.
Bien que présentée comme un outil de sécurité, cette mesure a des conséquences importantes sur la mobilité des entreprises. Les multinationales qui relocalisent du personnel en Belgique ou qui font transiter des cadres par l’aéroport de Bruxelles pour des réunions européennes devront désormais effectuer un contrôle renforcé afin de s’assurer qu’aucun employé ne figure dans la base TER. Les avocats spécialisés en immigration soulignent que la définition large d’« entité validée » pourrait concerner des personnes jamais condamnées mais signalées par les services de renseignement, ce qui augmente les coûts de diligence raisonnable et peut retarder les missions.
Des organisations professionnelles comme AmCham Belgium ont demandé la mise en place d’une procédure d’appel accélérée afin que les transferts d’entreprise injustement signalés puissent rapidement faire valoir leur innocence; actuellement, les recours sont examinés par le Conseil du contentieux des étrangers et peuvent prendre plusieurs mois. Par ailleurs, des ONG de défense des droits humains alertent sur le risque que ces interdictions à durée indéterminée violent le principe de proportionnalité et génèrent des tensions diplomatiques si des ressortissants d’alliés se voient refuser l’entrée.
Anneleen Van Bossuyt défend la réforme en affirmant qu’elle aligne simplement la Belgique sur des partenaires comme la France, qui appliquent déjà des exclusions permanentes. Sur le plan pratique, les entreprises devront mettre à jour leurs modèles de lettres d’invitation, informer les responsables des déplacements et s’assurer que leurs systèmes de gestion des voyages croisent les données avec les alertes SIS les plus récentes. Les recruteurs embauchant des ressortissants de pays tiers pour des postes en Belgique devront prévoir des délais supplémentaires pour les dossiers de permis de travail, et les équipes mobilité devront collaborer étroitement avec les services de sécurité pour suivre les futures mises à jour de la liste TER.
Auparavant, les autorités belges pouvaient prononcer des interdictions d’une durée maximale de dix ans, après quoi la personne pouvait faire une nouvelle demande. La réforme supprime cette limite: les interdictions deviennent permanentes et ne seront levées que si les services de sécurité estiment que la menace a disparu. Les décisions seront automatiquement enregistrées dans le SIS et dans la Base de données nationale générale belge, permettant aux transporteurs, agents frontaliers et consulats à travers l’Europe de recevoir l’alerte en temps réel.
Bien que présentée comme un outil de sécurité, cette mesure a des conséquences importantes sur la mobilité des entreprises. Les multinationales qui relocalisent du personnel en Belgique ou qui font transiter des cadres par l’aéroport de Bruxelles pour des réunions européennes devront désormais effectuer un contrôle renforcé afin de s’assurer qu’aucun employé ne figure dans la base TER. Les avocats spécialisés en immigration soulignent que la définition large d’« entité validée » pourrait concerner des personnes jamais condamnées mais signalées par les services de renseignement, ce qui augmente les coûts de diligence raisonnable et peut retarder les missions.
Des organisations professionnelles comme AmCham Belgium ont demandé la mise en place d’une procédure d’appel accélérée afin que les transferts d’entreprise injustement signalés puissent rapidement faire valoir leur innocence; actuellement, les recours sont examinés par le Conseil du contentieux des étrangers et peuvent prendre plusieurs mois. Par ailleurs, des ONG de défense des droits humains alertent sur le risque que ces interdictions à durée indéterminée violent le principe de proportionnalité et génèrent des tensions diplomatiques si des ressortissants d’alliés se voient refuser l’entrée.
Anneleen Van Bossuyt défend la réforme en affirmant qu’elle aligne simplement la Belgique sur des partenaires comme la France, qui appliquent déjà des exclusions permanentes. Sur le plan pratique, les entreprises devront mettre à jour leurs modèles de lettres d’invitation, informer les responsables des déplacements et s’assurer que leurs systèmes de gestion des voyages croisent les données avec les alertes SIS les plus récentes. Les recruteurs embauchant des ressortissants de pays tiers pour des postes en Belgique devront prévoir des délais supplémentaires pour les dossiers de permis de travail, et les équipes mobilité devront collaborer étroitement avec les services de sécurité pour suivre les futures mises à jour de la liste TER.
Source : Brussels Signal
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