
La police de la ville poméranienne de Kościerzyna a annoncé, le 14 juin, qu’une opération nationale de deux jours avait conduit à sept arrestations locales et à une vérification approfondie des droits de séjour et de travail des étrangers. Cette action coordonnée a mobilisé plus de 24 000 agents à travers la Pologne, avec le soutien de la Garde des frontières, illustrant l’engagement du gouvernement à allier lutte contre la criminalité et contrôle de l’immigration. Si les chiffres médiatiques mettent en avant les arrestations de fugitifs, les autorités ont confirmé que des contrôles d’identité ont également été effectués sur des chantiers, dans des dépôts de transport et sur des marchés fréquentés par des travailleurs saisonniers. Sur le plan de la mobilité, cette opération traduit une intensification des contrôles sur le terrain, susceptibles de perturber les calendriers des projets si les travailleurs ne disposent pas de permis à jour.
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Les entreprises employant du personnel non européen en zones provinciales — souvent via des sous-traitants — devraient revoir les clauses de conformité des fournisseurs et s’assurer que des copies numériques des cartes de séjour sont facilement accessibles. Les juristes soulignent que les procédures d’expulsion engagées lors des raids policiers sont accélérées grâce à la procédure simplifiée de retour introduite l’an dernier en Pologne. Une fois la décision administrative rapide prise, l’étranger dispose de seulement 48 heures pour faire appel, limitant fortement les possibilités d’intervention de l’employeur. Bien qu’aucune détention massive n’ait été signalée à Kościerzyna, les syndicats alertent sur le fait que ces contrôles généralisés peuvent instaurer un climat de méfiance. Les équipes RH gagneraient à informer les managers sur les droits des salariés et à préparer des dossiers d’information bilingues à distribuer lors de futures inspections.
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