
Dans un point d’information complémentaire publié tard le 19 juin, l’Agence Anadolu a révélé de nouveaux détails sur le sommet de Bruxelles, soulignant l’approbation par les dirigeants des « centres de retour » dans des pays tiers prêts à accueillir les migrants ayant épuisé les recours légaux au sein de l’UE. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du Règlement sur les retours, négocié sous la présidence chypriote et approuvé par le Parlement européen plus tôt cette semaine. Selon ce nouveau dispositif, les personnes faisant l’objet d’une décision de retour doivent quitter l’UE dans un délai fixé et peuvent être transférées vers ces centres, à condition que les garanties du droit international soient respectées et que les mineurs non accompagnés en soient exclus. Les États membres pourront également détenir les migrants non coopératifs jusqu’à 24 mois, sous contrôle judiciaire, ce qui représente une extension notable par rapport à la limite actuelle de 18 mois. Pour Chypre, confrontée à une pression disproportionnée liée aux arrivées irrégulières via la Ligne Verte, ce modèle de traitement externe offre un soulagement en permettant une relocalisation plus rapide des demandeurs déboutés tout en maintenant l’accès aux financements pour le retour volontaire. Ce système viendra s’articuler avec le Programme de retour volontaire assisté pour les familles syriennes, présenté par le ministère délégué à la Migration le 9 juin. Les conseillers en immigration d’entreprise devront suivre de près l’impact de ce durcissement sur les voies légales de mobilité professionnelle. Les autorités ont insisté sur le fait que les demandeurs légitimes de permis de travail et de Carte Bleue bénéficieront de files d’attente réduites, les ressources étant dégagées des dossiers d’asile en suspens. Toutefois, les entreprises employant des ressortissants de pays tiers devront veiller à une conformité documentaire rigoureuse, car le règlement prévoit des sanctions, y compris la perte d’avantages ou des poursuites pénales, à l’encontre des migrants entravant les procédures de retour. La Commission publiera d’ici octobre des directives sur les normes en matière de droits humains et les mécanismes de financement pour les pays partenaires. Les entreprises implantées en Afrique du Nord ou dans les Balkans occidentaux pourraient bientôt être sollicitées pour participer à des corridors de mobilité des compétences, destinés à compenser les risques de fuite des cerveaux dans les pays d’accueil.
Source : Anadolu Agency
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