
La troisième vague de chaleur record en deux semaines en Allemagne perturbe la mobilité intérieure alors que la saison estivale bat son plein. Selon le Service météorologique allemand (DWD), les températures ont atteint 41,7 °C à Brandebourg le 28 juin, provoquant la fonte de l’asphalte sur certaines portions de l’autoroute A2 et entraînant la fermeture d’autres axes routiers dans l’est du pays. À Leipzig, les rails de tramway se sont déformés et les lignes aériennes ont cédé, paralysant les lignes les plus fréquentées de la ville.
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Au 30 juin, plusieurs tronçons d’autoroutes en Brandebourg et en Saxe-Anhalt restaient fermés pour des travaux de resurfaçage, tandis que la Deutsche Bahn imposait des limitations de vitesse sur les trains à grande vitesse ICE au sud de Hanovre. L’aéroport de Berlin-Brandebourg a signalé 47 retards de vols le 29 juin, les équipes au sol étant renouvelées plus fréquemment pour éviter les coups de chaleur. Ces perturbations ont mis en lumière les lacunes de la planification allemande en matière de résilience climatique. Les hôpitaux et infrastructures critiques ne sont que partiellement climatisés ; l’Ordre des médecins allemand réclame des audits obligatoires de protection contre la chaleur, à l’image des inspections de sécurité incendie. Les opérateurs logistiques alertent que si les fermetures de routes se prolongent en juillet, les délais de livraison des marchandises sensibles à la température pourraient doubler. Pour les employeurs, l’impact immédiat se traduit par une hausse des coûts liés à la responsabilité de sécurité. Les politiques de déplacement professionnel sont révisées pour permettre des itinéraires flexibles, incluant des trains de nuit ou la participation virtuelle aux réunions. Les gestionnaires d’installations réévaluent les normes de ventilation des bâtiments, et plusieurs multinationales à Francfort ont mis en place des « salles fraîches » pour le personnel de terrain revenant de visites clients. À plus long terme, les experts estiment que l’Allemagne doit adopter des dispositifs de « refuges climatiques » à la française et accélérer l’électrification ferroviaire capable de supporter des températures ambiantes plus élevées. Sans ces mesures, le coût économique des interruptions de mobilité liées au climat pourrait passer d’environ 1 milliard d’euros par an aujourd’hui à 4 milliards d’euros d’ici 2030, selon l’Institut Wuppertal.
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