
Les dernières données de traitement publiées par le Département du Travail américain (DOL) le 8 juillet 2026 révèlent que les analystes examinent encore les dossiers de certification PERM déposés en juin 2025, confirmant ainsi un embouteillage de 12 mois. La certification PERM est la première étape obligatoire pour la plupart des demandes de carte verte basées sur l’emploi; les retards à ce stade entraînent des délais supplémentaires pour les pétitions d’immigration I-140 et les demandes d’ajustement de statut. Pour les candidats originaires d’Inde, déjà confrontés à des attentes de plusieurs années en raison des quotas par pays, cette situation est un double coup dur. Les cas d’audit accusent un retard encore plus important, remontant à décembre 2025, tandis que les demandes de réexamen PERM datent de février 2026. Les déterminations de salaire prévalent (PWD) avancent un peu plus vite — le DOL traite les dossiers déposés en avril 2026 — mais cela n’apporte qu’un soulagement limité face à l’engorgement des certifications elles-mêmes. Les avocats spécialisés en immigration à Bengaluru et Hyderabad rapportent que les employeurs réévaluent leurs stratégies de mobilité internationale: relocalisation du personnel au Canada sous les dispositions inter-entreprises de l’ACEUM, ou transfert des postes au Mexique et aux Émirats arabes unis, où les talents peuvent être stationnés en attendant une avancée des quotas américains. Certains géants de la tech réorganisent les transferts de managers L-1A pour gagner du temps, tout en alertant sur la problématique persistante des enfants vieillissants protégés par la Child Status Protection Act. L’administration Trump a évoqué une « modernisation » du PERM — susceptible de revoir les étapes de recrutement et les calculs salariaux — mais les détails restent flous et les parties prenantes craignent que ces nouvelles règles n’alourdissent encore les coûts de conformité. Par ailleurs, les projets de loi bipartites visant à supprimer les quotas par pays sont au point mort au Congrès. Avec l’Inde représentant environ 75 % des détenteurs de visa H-1B aux États-Unis, cette stagnation prolongée du PERM risque d’accélérer le détournement des talents vers des juridictions plus accueillantes, affaiblissant la compétitivité américaine dans les domaines de l’ingénierie avancée et de la recherche en intelligence artificielle.
Source : Business Standard
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