
Le Premier ministre Keir Starmer a officiellement désigné le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran (CGRI) ainsi que deux autres groupes étrangers, en vertu des pouvoirs conférés par la loi sur la sécurité nationale de 2023, a confirmé lundi le ministère de l’Intérieur. Cette mesure, qui ne constitue pas une interdiction totale pour terrorisme, criminalise néanmoins le soutien, la formation ou la fourniture de ressources à ces organisations, avec des peines pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité en cas d’espionnage ou de sabotage à leur profit. Cette désignation fait suite à ce que les autorités qualifient de « complots crédibles » visant à assassiner des journalistes d’Iran International à Londres, ainsi qu’à des cyberattaques contre des infrastructures britanniques. Elle confère au ministre de l’Intérieur le pouvoir de refuser l’entrée, d’annuler des visas ou de révoquer le statut d’immigration de toute personne considérée comme un agent ou sympathisant du CGRI.
Pour les voyageurs et les organisations cherchant à clarifier les exigences en matière de visa dans ce contexte de nouvelles restrictions, le portail britannique de VisaHQ offre des conseils actualisés et un accompagnement pour les demandes. Cette plateforme aide à évaluer si des déplacements prévus, échanges académiques ou visites d’affaires pourraient être impactés par la désignation du ministère de l’Intérieur, et propose une assistance personnalisée pour des solutions alternatives ou des documents d’urgence.
Les avocats prévoient que les premières annulations de visa seront prononcées dans les prochains jours, en s’appuyant sur les pouvoirs existants de la loi sur l’immigration de 1971. Pour les universités, les entreprises de défense et les sociétés fintech collaborant avec des entités iraniennes, cette annonce soulève immédiatement des questions de diligence raisonnable. Les services des ressources humaines doivent s’assurer que les chercheurs invités, investisseurs ou intervenants lors de conférences ne sont pas liés au CGRI, tandis que les départements de contrôle des exportations doivent mettre à jour leurs protocoles de vérification pour inclure ces groupes nouvellement inscrits. Cette décision risque d’aggraver des relations déjà tendues entre le Royaume-Uni et l’Iran; Téhéran a déjà menacé d’expulser l’ambassadeur britannique en cas d’inscription complète pour terrorisme. Les cabinets de conseil en risques de voyage anticipent des restrictions de visa en représailles pour les ressortissants britanniques se rendant en Iran, ainsi qu’un contrôle accru des détenteurs de double nationalité dans les aéroports iraniens. Les entreprises opérant dans le Golfe ou employant des expatriés sont invitées à informer leur personnel des tensions diplomatiques accrues et à vérifier que leurs partenaires iraniens ne figurent pas sur la liste noire. Le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement devrait actualiser ses conseils aux voyageurs pour l’Iran cette semaine.
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