
La Division de Silésie de la Garde des Frontières polonaise (ŚlOSG) a révélé hier que ses agents ont interpellé 28 étrangers dans six points de contrôle intérieurs lors d’une opération de contrôle migratoire menée tout le week-end. Le plus grand nombre d’interpellations a eu lieu à Częstochowa, où dix Colombiens, deux Indonésiens et un Irakien ont été découverts en situation de travail non autorisé ou de séjour au-delà de la validité de leur visa. D’autres contrôles à l’aéroport de Katowice-Pyrzowice, ainsi qu’à Opole et Sosnowiec, ont révélé des dépassements de séjour de travailleurs saisonniers moldaves et ouzbeks, ainsi que de voyageurs vénézuéliens et géorgiens entrés avec des visas touristiques mais ayant exercé une activité rémunérée. Quinze personnes ont déjà reçu des ordres de retour assortis d’une interdiction de réadmission de trois ans, tandis que les dossiers des autres sont encore en cours de traitement. Bien que ces opérations aient eu lieu à l’intérieur du pays, loin des frontières extérieures de la Pologne, elles illustrent l’engagement de Varsovie à renforcer le contrôle après entrée, alors que la pénurie de main-d’œuvre pousse les entreprises à recruter à l’étranger. Depuis janvier, la ŚlOSG a émis plus de 1 500 décisions de retour, soit le double du chiffre enregistré sur la même période en 2025. Les industriels et les entreprises logistiques du district industriel de Haute-Silésie, qui dépendent de sous-traitants tiers, se préparent désormais à des inspections plus fréquentes sur site. Les avocats spécialisés en immigration alertent sur le fait que les sanctions peuvent aller au-delà des simples ordres d’éloignement. Selon la modification de 2023 de la loi sur l’emploi des étrangers, les entreprises qui embauchent sciemment des travailleurs en situation irrégulière s’exposent à des amendes pouvant atteindre 30 000 PLN par personne et peuvent être interdites de parrainage de permis de travail pendant trois ans. Les multinationales renforcent donc leurs cycles d’audit documentaire, et plusieurs agences de recrutement ont mis en place des tableaux de bord numériques signalant les visas expirant 60 jours à l’avance. À retenir: les responsables RH doivent vérifier la concordance entre les visas nationaux (D) et les cartes TEMP via le système électronique MOS, et s’assurer que les titulaires de visas Schengen « C » ne dépassent pas 90 jours sur 180. Les registres internes de déplacements et d’hébergement constituent également des preuves de diligence lors des inspections.
Source : Polish Border Guard – ŚlOSG
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