
Les très attendues Dispositions sur l’administration des sorties et entrées en Chine (Décret du Conseil d’État n° 841) sont entrées en vigueur sur tout le territoire national le 15 septembre 2026. Ce règlement de 19 articles remplace une série de circulaires éparses par un ensemble unique de règles régissant l’examen, la délivrance et, surtout, le refus des passeports, visas et permis de séjour. L’article 7 confère à l’Administration nationale de l’immigration (ANI) le pouvoir d’interdire aux citoyens chinois de quitter le pays pendant une période de six mois à trois ans après leur retour d’une activité à l’étranger jugée « susceptible de mettre en danger la sécurité nationale ou industrielle », notamment en cas de violation des contrôles à l’exportation de technologies. Les étrangers fournissant de fausses informations lors d’une demande de visa ou à la frontière peuvent se voir interdire de revenir en Chine jusqu’à cinq ans. Cette mesure intervient alors que Pékin renforce sa vigilance sur les flux sortants de données, savoir-faire et talents, dans un contexte de compétition stratégique accrue avec les États-Unis. Les entreprises chinoises travaillant sur les semi-conducteurs avancés et l’intelligence artificielle générative ont déjà reçu pour consigne de renforcer les procédures internes d’autorisation de déplacement pour leur personnel de R&D. Les multinationales devront revoir leurs politiques de détachement afin de garantir que tout transfert technologique transfrontalier respecte à la fois la loi chinoise sur le contrôle des exportations et ce nouveau règlement sur les sorties et entrées. Pour les voyageurs d’affaires, le changement opérationnel le plus immédiat concerne le contrôle des risques avant le départ. Les équipes RH et mobilité internationale sont invitées à croiser les déplacements des employés avec le catalogue des technologies contrôlées du ministère du Commerce et à documenter le motif professionnel légitime de chaque voyage hors de Chine. Les avocats spécialisés en immigration mettent en garde: un employé qui divulgue à l’étranger du code expérimental ou des paramètres de production pourrait se voir interdire de voyager individuellement à son retour, même si l’entreprise ignorait la violation. Le règlement officialise également des pouvoirs déjà existants, mais rarement rendus publics, de refus d’entrée aux étrangers « troublant l’ordre public » ou enfreignant la loi chinoise sur le contrôle des frontières. Les demandeurs de visa doivent s’attendre à des vérifications documentaires plus rigoureuses et, dans les secteurs sensibles, à des entretiens de sécurité complémentaires. Les entreprises parrainant des permis de travail doivent anticiper des délais plus longs et envisager des dates de prise de poste échelonnées pour leurs collaborateurs entrants. Si ces règles ne constituent pas un contrôle généralisé des sorties, leur formulation large et leur application discrétionnaire soulignent l’importance de formations à la conformité et de traçabilité juridique. Les entreprises internationales employant du personnel résidant en Chine doivent mettre à jour sans délai leurs politiques de mobilité et informer leurs voyageurs des nouveaux motifs de refus de départ et d’entrée.
Source : Associated Press
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ Chine.Plus de Chine
Voir tout
Les agents frontaliers obtiennent le pouvoir d'exiger les données électroniques des voyageurs aux ports chinois
Des experts alertent : les ressortissants étrangers risquent des interdictions de séjour de cinq ans avec les nouvelles règles chinoises d'entrée et de sortie