
Un échange vif au sein de la commission de sécurité du Conseil national suisse a dérapé dans les médias cette nuit, après que le député de l’Union démocratique du centre (UDC), Mauro Tuena, a réclamé la réintroduction temporaire des contrôles systématiques d’identité aux frontières avec la France et l’Italie. Dans une interview accordée au tabloïd « 20 Minuten », Tuena a avancé que les manifestations violentes à Lyon, Marseille et Milan pourraient « déborder » sur les villes suisses, justifiant ainsi des mesures exceptionnelles en temps exceptionnels.
La députée social-démocrate Andrea Zryd, issue du centre-gauche, a répliqué que les services de renseignement suisses ne détectent aucune menace imminente et a mis en garde contre les contrôles généralisés, qui risqueraient d’engorger le trafic des frontaliers et de nuire au commerce de détail dans les régions frontalières. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a confirmé au journal qu’il surveille la situation, mais que les conditions actuelles ne justifient pas la suspension de la libre circulation Schengen.
Environ 350 000 passages ont lieu chaque jour aux frontières suisse-française et suisse-italienne, dont beaucoup effectués par des travailleurs du secteur de la santé et de l’industrie manufacturière. Les organisations patronales craignent que même des contrôles d’identité de courte durée ne fassent perdre entre 6 et 8 millions de francs suisses par semaine en productivité.
Cet épisode illustre la pression politique croissante à l’approche du référendum de l’année prochaine sur une taxe à l’immigration liée au paquet Bilatérales III avec l’UE. Si le gouvernement reste ferme, les experts soulignent que l’extension prochaine des contrôles aux frontières côté français, prévue à partir du 1er novembre (annoncée aujourd’hui), pourrait en pratique instaurer des contrôles unilatéraux côté français, rendant le débat national largement caduc.
Les entreprises employant un grand nombre de travailleurs transfrontaliers sont invitées à informer leur personnel des possibles retards et à maintenir des horaires de travail flexibles.
La députée social-démocrate Andrea Zryd, issue du centre-gauche, a répliqué que les services de renseignement suisses ne détectent aucune menace imminente et a mis en garde contre les contrôles généralisés, qui risqueraient d’engorger le trafic des frontaliers et de nuire au commerce de détail dans les régions frontalières. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a confirmé au journal qu’il surveille la situation, mais que les conditions actuelles ne justifient pas la suspension de la libre circulation Schengen.
Environ 350 000 passages ont lieu chaque jour aux frontières suisse-française et suisse-italienne, dont beaucoup effectués par des travailleurs du secteur de la santé et de l’industrie manufacturière. Les organisations patronales craignent que même des contrôles d’identité de courte durée ne fassent perdre entre 6 et 8 millions de francs suisses par semaine en productivité.
Cet épisode illustre la pression politique croissante à l’approche du référendum de l’année prochaine sur une taxe à l’immigration liée au paquet Bilatérales III avec l’UE. Si le gouvernement reste ferme, les experts soulignent que l’extension prochaine des contrôles aux frontières côté français, prévue à partir du 1er novembre (annoncée aujourd’hui), pourrait en pratique instaurer des contrôles unilatéraux côté français, rendant le débat national largement caduc.
Les entreprises employant un grand nombre de travailleurs transfrontaliers sont invitées à informer leur personnel des possibles retards et à maintenir des horaires de travail flexibles.
Source : 20min.ch via News Minimalist
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