
La suspension controversée du droit au regroupement familial pour les personnes bénéficiant d’une protection subsidiaire en Allemagne produit des résultats dramatiques. Selon les chiffres publiés le 3 janvier, les missions allemandes à l’étranger n’ont accordé que deux visas de détresse (§36 AufenthG) entre le 31 juillet et le 31 décembre 2025, alors que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait enregistré 2 586 demandes.
Ce gel a été instauré dans le cadre du paquet migratoire gouvernemental d’automne 2025, qui a renforcé les contrôles aux frontières et autorisé la police fédérale à refouler les demandeurs d’asile ayant d’abord enregistré leur demande dans un autre pays de l’UE. Les autorités ont justifié la suspension de la plupart des regroupements familiaux pour les migrants bénéficiant d’une protection subsidiaire — qui ne sont pas reconnus comme réfugiés au titre de la Convention de Genève — en arguant que cela allégerait la pression sur les centres d’accueil saturés et accélérerait l’intégration des personnes déjà présentes en Allemagne.
Les détracteurs, parmi lesquels la députée d’opposition Clara Bünger (Die Linke) et plusieurs ONG, dénoncent des critères de détresse tellement stricts qu’ils équivalent à une interdiction de fait, séparant des milliers de Syriens et d’Afghans de leurs conjoints et enfants. Ils mettent en garde contre le risque que cette politique pousse des familles désespérées à emprunter des voies irrégulières, sapant ainsi les objectifs de sécurité aux frontières avancés par le ministère de l’Intérieur.
Pour les employeurs, cette mesure pourrait avoir des conséquences inattendues. De nombreux travailleurs bénéficiant d’une protection subsidiaire sont employés dans la logistique, l’hôtellerie et les services sociaux — des secteurs déjà en forte pénurie de main-d’œuvre. Les responsables RH constatent une augmentation du turnover, les salariés envisageant de migrer vers des pays plus favorables au regroupement familial, comme le Canada ou la Suède.
Concrètement, les entreprises doivent se préparer à des délais prolongés dans la planification des affectations: les conseillers en mobilité recommandent désormais de prévoir un budget supplémentaire de six à neuf mois pour les membres de la famille des salariés protégés subsidiairement, ou d’envisager des permis de séjour alternatifs (par exemple, la Carte Bleue ou la Carte Opportunité) où les droits au regroupement familial restent garantis.
Ce gel a été instauré dans le cadre du paquet migratoire gouvernemental d’automne 2025, qui a renforcé les contrôles aux frontières et autorisé la police fédérale à refouler les demandeurs d’asile ayant d’abord enregistré leur demande dans un autre pays de l’UE. Les autorités ont justifié la suspension de la plupart des regroupements familiaux pour les migrants bénéficiant d’une protection subsidiaire — qui ne sont pas reconnus comme réfugiés au titre de la Convention de Genève — en arguant que cela allégerait la pression sur les centres d’accueil saturés et accélérerait l’intégration des personnes déjà présentes en Allemagne.
Les détracteurs, parmi lesquels la députée d’opposition Clara Bünger (Die Linke) et plusieurs ONG, dénoncent des critères de détresse tellement stricts qu’ils équivalent à une interdiction de fait, séparant des milliers de Syriens et d’Afghans de leurs conjoints et enfants. Ils mettent en garde contre le risque que cette politique pousse des familles désespérées à emprunter des voies irrégulières, sapant ainsi les objectifs de sécurité aux frontières avancés par le ministère de l’Intérieur.
Pour les employeurs, cette mesure pourrait avoir des conséquences inattendues. De nombreux travailleurs bénéficiant d’une protection subsidiaire sont employés dans la logistique, l’hôtellerie et les services sociaux — des secteurs déjà en forte pénurie de main-d’œuvre. Les responsables RH constatent une augmentation du turnover, les salariés envisageant de migrer vers des pays plus favorables au regroupement familial, comme le Canada ou la Suède.
Concrètement, les entreprises doivent se préparer à des délais prolongés dans la planification des affectations: les conseillers en mobilité recommandent désormais de prévoir un budget supplémentaire de six à neuf mois pour les membres de la famille des salariés protégés subsidiairement, ou d’envisager des permis de séjour alternatifs (par exemple, la Carte Bleue ou la Carte Opportunité) où les droits au regroupement familial restent garantis.
Source : Welt
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ Allemagne.Plus de Allemagne
Voir tout
Un incendie suspecté prive 45 000 foyers berlinois d'électricité et perturbe les déplacements professionnels
Compte à rebours pour le Système Entrée/Sortie de l'UE : l'Allemagne se prépare à un déploiement complet d'ici avril 2026