
Les trois aéroports internationaux les plus fréquentés de Suisse — Zurich, Genève et Bâle-Mulhouse — risquent de voir des files d’attente à l’immigration pouvant atteindre quatre heures cet été, à moins que Bruxelles ne suspende ou ne réforme radicalement le nouveau Système d’Entrée/Sortie Schengen (EES), ont averti les acteurs du secteur aérien le 27 février 2026. Dans une déclaration commune, l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA), le Conseil International des Aéroports Europe (ACI Europe) et Airlines for Europe (A4E) ont appelé la Commission européenne à accorder une « flexibilité d’urgence » avant la hausse du nombre de passagers prévue au début des vacances scolaires fin juin.
Selon ces groupes, bien que l’EES ait été progressivement déployé dans plusieurs aéroports suisses depuis octobre 2025, les tests sur le terrain montrent que l’enregistrement biométrique initial des ressortissants non-UE prend encore jusqu’à deux minutes par personne — bien plus que les 30 secondes prévues dans les plans officiels. Cette différence entraînerait, selon leurs calculs, des embouteillages de plus de trois heures dans le hall des arrivées hors Schengen de Zurich lors des pics d’arrivées transatlantiques. La police aux frontières de Genève a déjà alerté sur la nécessité de « renforcer significativement les effectifs » pour gérer les files manuelles en cas de défaillance des bornes, tandis que l’aéroport de Bâle-Mulhouse, situé à la frontière franco-suisse, risque des retards impactant les services régionaux du SNCF français et des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) qui partagent le terminal.
Les membres de l’Association Suisse des Voyages d’Affaires (SBTA) rapportent une hausse des questions du type « puis-je encore envoyer du personnel? » émanant des sièges sociaux basés aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les employeurs doivent désormais prendre en compte le temps de pré-enregistrement biométrique tant à l’arrivée qu’au départ; le non-respect de la nouvelle règle des 90 jours sur 180 sera automatiquement détecté, entraînant amendes ou interdictions de réadmission. Les gestionnaires de voyages conseillent donc aux cadres de toujours avoir sur eux la preuve de leurs précédents séjours dans l’espace Schengen et, si possible, de privilégier Zurich ou Genève plutôt que les petits aéroports régionaux jusqu’à stabilisation des procédures.
Concrètement, les entreprises peuvent limiter les perturbations en demandant aux voyageurs de:
• arriver au moins trois heures avant le départ lors du premier voyage après le 10 avril 2026, date à laquelle l’EES deviendra obligatoire;
• s’assurer que leur passeport est lisible par machine et en bon état;
• conserver un enregistrement numérique des tampons d’entrée et de sortie Schengen pour contester tout dépassement automatique;
• informer les voyageurs fréquents que la Suisse appliquera les mêmes limites que tous les États Schengen — le personnel frontalier n’aura pas la latitude de « laisser passer les clients réguliers ».
Si la Commission refuse de reporter la mise en œuvre, IATA, ACI Europe et A4E réclament au minimum une « période de grâce » pendant le pic de juillet-août, ainsi que des financements pour des bornes supplémentaires et des équipes mobiles d’enregistrement dans les hubs clés. Les autorités suisses n’ont pas encore réagi publiquement, mais des sources du Bureau fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (BFDSF) indiquent que des plans de renfort du personnel sont en cours d’élaboration en collaboration avec les polices cantonales.
Selon ces groupes, bien que l’EES ait été progressivement déployé dans plusieurs aéroports suisses depuis octobre 2025, les tests sur le terrain montrent que l’enregistrement biométrique initial des ressortissants non-UE prend encore jusqu’à deux minutes par personne — bien plus que les 30 secondes prévues dans les plans officiels. Cette différence entraînerait, selon leurs calculs, des embouteillages de plus de trois heures dans le hall des arrivées hors Schengen de Zurich lors des pics d’arrivées transatlantiques. La police aux frontières de Genève a déjà alerté sur la nécessité de « renforcer significativement les effectifs » pour gérer les files manuelles en cas de défaillance des bornes, tandis que l’aéroport de Bâle-Mulhouse, situé à la frontière franco-suisse, risque des retards impactant les services régionaux du SNCF français et des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) qui partagent le terminal.
Les membres de l’Association Suisse des Voyages d’Affaires (SBTA) rapportent une hausse des questions du type « puis-je encore envoyer du personnel? » émanant des sièges sociaux basés aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les employeurs doivent désormais prendre en compte le temps de pré-enregistrement biométrique tant à l’arrivée qu’au départ; le non-respect de la nouvelle règle des 90 jours sur 180 sera automatiquement détecté, entraînant amendes ou interdictions de réadmission. Les gestionnaires de voyages conseillent donc aux cadres de toujours avoir sur eux la preuve de leurs précédents séjours dans l’espace Schengen et, si possible, de privilégier Zurich ou Genève plutôt que les petits aéroports régionaux jusqu’à stabilisation des procédures.
Concrètement, les entreprises peuvent limiter les perturbations en demandant aux voyageurs de:
• arriver au moins trois heures avant le départ lors du premier voyage après le 10 avril 2026, date à laquelle l’EES deviendra obligatoire;
• s’assurer que leur passeport est lisible par machine et en bon état;
• conserver un enregistrement numérique des tampons d’entrée et de sortie Schengen pour contester tout dépassement automatique;
• informer les voyageurs fréquents que la Suisse appliquera les mêmes limites que tous les États Schengen — le personnel frontalier n’aura pas la latitude de « laisser passer les clients réguliers ».
Si la Commission refuse de reporter la mise en œuvre, IATA, ACI Europe et A4E réclament au minimum une « période de grâce » pendant le pic de juillet-août, ainsi que des financements pour des bornes supplémentaires et des équipes mobiles d’enregistrement dans les hubs clés. Les autorités suisses n’ont pas encore réagi publiquement, mais des sources du Bureau fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (BFDSF) indiquent que des plans de renfort du personnel sont en cours d’élaboration en collaboration avec les polices cantonales.
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