
La filiale porte-drapeau de la Suisse, Edelweiss Air, a mis en place un pont aérien d'urgence le 7 mars 2026, envoyant deux Airbus A330 depuis Mascate et Salalah vers Zurich afin de rapatrier des voyageurs bloqués par l'escalade du conflit au Moyen-Orient. Cette opération, organisée en collaboration avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et les autorités locales du Sultanat d'Oman, a permis de transporter au total 404 passagers, dont 215 ressortissants suisses.
Selon Andreas Meier, porte-parole d’Edelweiss, la compagnie a scindé son service habituel du week-end en deux rotations pour doubler la capacité, après qu’un vol d’évacuation de Swiss International Air Lines (SWISS) plus tôt dans la semaine ait été complet en quelques minutes. Les places sur ces vols spéciaux ont été attribuées via l’application Travel Admin du DFAE, avec une priorité donnée aux détenteurs de passeports suisses, aux résidents et aux voyageurs ayant des raisons médicales ou familiales urgentes de rentrer.
Une escale technique pour le ravitaillement en carburant à Hurghada, en Égypte, a été nécessaire pour la rotation Salalah afin d’éviter les restrictions de l’espace aérien saoudien. Le DFAE a indiqué que près de 4 000 citoyens suisses étaient encore enregistrés comme souhaitant quitter les États du Golfe touchés par des frappes de drones et de missiles.
En raison de la fermeture ou des restrictions sévères sur la majeure partie de l’espace aérien supérieur de la région, les compagnies doivent demander des autorisations de survol et d’atterrissage au cas par cas. Edelweiss a confirmé que 70 sièges – 19 sur le tronçon Mascate et 51 sur celui de Salalah – sont finalement restés inoccupés, soulignant la complexité logistique pour acheminer les voyageurs vers les points de départ sous couvre-feux et pénuries de carburant.
Jens Fehlinger, PDG de la maison-mère SWISS, a déclaré à la radio SRF que le groupe Lufthansa dispose d’une cellule de crise prête à organiser d’autres vols « au jour le jour ». Il a toutefois averti que seuls trois couloirs étroits – via le pôle Nord, la Turquie/Azerbaïdjan et l’Arabie Saoudite – sont actuellement disponibles pour les vols à destination de l’Asie, imposant des détours coûteux et une réorganisation des temps de travail des équipages.
Malgré ces perturbations, Fehlinger a assuré que les marges de sécurité et la capacité de réserve restent suffisantes pour l’instant. Pour les entreprises gérant des effectifs mobiles, cet épisode souligne l’importance d’un suivi rigoureux des voyageurs, de plans de rechange pour les itinéraires et d’une communication claire sur les responsabilités. Les sociétés opérant dans le Golfe réexaminent déjà leurs assurances et clauses de gestion de crise, en tenant compte du rappel du DFAE que le soutien au rapatriement repose sur des principes de « dernier recours » et sur la responsabilité individuelle.
Selon Andreas Meier, porte-parole d’Edelweiss, la compagnie a scindé son service habituel du week-end en deux rotations pour doubler la capacité, après qu’un vol d’évacuation de Swiss International Air Lines (SWISS) plus tôt dans la semaine ait été complet en quelques minutes. Les places sur ces vols spéciaux ont été attribuées via l’application Travel Admin du DFAE, avec une priorité donnée aux détenteurs de passeports suisses, aux résidents et aux voyageurs ayant des raisons médicales ou familiales urgentes de rentrer.
Une escale technique pour le ravitaillement en carburant à Hurghada, en Égypte, a été nécessaire pour la rotation Salalah afin d’éviter les restrictions de l’espace aérien saoudien. Le DFAE a indiqué que près de 4 000 citoyens suisses étaient encore enregistrés comme souhaitant quitter les États du Golfe touchés par des frappes de drones et de missiles.
En raison de la fermeture ou des restrictions sévères sur la majeure partie de l’espace aérien supérieur de la région, les compagnies doivent demander des autorisations de survol et d’atterrissage au cas par cas. Edelweiss a confirmé que 70 sièges – 19 sur le tronçon Mascate et 51 sur celui de Salalah – sont finalement restés inoccupés, soulignant la complexité logistique pour acheminer les voyageurs vers les points de départ sous couvre-feux et pénuries de carburant.
Jens Fehlinger, PDG de la maison-mère SWISS, a déclaré à la radio SRF que le groupe Lufthansa dispose d’une cellule de crise prête à organiser d’autres vols « au jour le jour ». Il a toutefois averti que seuls trois couloirs étroits – via le pôle Nord, la Turquie/Azerbaïdjan et l’Arabie Saoudite – sont actuellement disponibles pour les vols à destination de l’Asie, imposant des détours coûteux et une réorganisation des temps de travail des équipages.
Malgré ces perturbations, Fehlinger a assuré que les marges de sécurité et la capacité de réserve restent suffisantes pour l’instant. Pour les entreprises gérant des effectifs mobiles, cet épisode souligne l’importance d’un suivi rigoureux des voyageurs, de plans de rechange pour les itinéraires et d’une communication claire sur les responsabilités. Les sociétés opérant dans le Golfe réexaminent déjà leurs assurances et clauses de gestion de crise, en tenant compte du rappel du DFAE que le soutien au rapatriement repose sur des principes de « dernier recours » et sur la responsabilité individuelle.
Source : Watson