
Une grève générale de 24 heures, lancée par les syndicats basques ELA, LAB, Steilas, Hiru et Etxalde le 17 mars 2026, a provoqué d’importantes perturbations dans les transports à travers la province d’Álava, affectant les navetteurs, les transporteurs de marchandises et les voyageurs d’affaires. Les syndicats réclament un salaire minimum spécifique à la région ainsi que des garanties renforcées pour la négociation collective. Dès les premières heures, des piquets de grève ont incendié des pneus et des conteneurs à déchets, bloquant les principales voies d’accès à Vitoria-Gasteiz et interrompant temporairement le service du Bus Électrique Intelligent (BEI) de la ville. La ligne ferroviaire principale à Amurrio a également été coupée après que des saboteurs ont endommagé les contrepoids de la caténaire, contraignant Renfe à annuler plusieurs trains de banlieue et de fret en matinée. La police a confirmé des actes isolés de vandalisme, sans faire de blessés graves. De grands employeurs industriels, dont les usines Mercedes-Benz et Michelin à Vitoria, ont signalé des arrêts partiels de production, les salariés participant à la grève ou étant dans l’impossibilité de se rendre sur leur lieu de travail. Les autorités municipales ont activé les protocoles de service minimum pour les hôpitaux, les écoles et les transports publics, mais les visiteurs ont néanmoins subi de longs retards pour rejoindre l’aéroport de Bilbao ou les trains à grande vitesse en direction de Saragosse. Les entreprises disposant de personnel mobile au Pays basque doivent s’attendre à des retards résiduels pendant la réparation des infrastructures ferroviaires et le déblocage des flux de marchandises dans les prochaines 24 à 48 heures. Il est conseillé aux responsables des déplacements de privilégier des itinéraires via Pampelune ou Burgos lorsque cela est possible, et de suivre les mises à jour des forces de l’ordre concernant les fermetures de routes. D’autres arrêts liés aux revendications salariales pourraient survenir dans les semaines à venir si les négociations restent au point mort, augmentant le risque de perturbations répétées du réseau de transport dans le nord de l’Espagne. Au-delà de l’impact immédiat, cette grève illustre comment les conflits sociaux à l’échelle régionale peuvent rapidement affecter l’ensemble de l’écosystème de mobilité espagnol. Les entreprises exploitant des chaînes logistiques critiques dans le corridor basque doivent revoir leurs plans de contingence et s’assurer que leurs contrats avec les fournisseurs incluent des clauses de force majeure couvrant les actions industrielles.
Source : Cadena SER