
À seulement six semaines de la réunion des ministres à Chișinău, en Moldavie, la pression monte autour d’un projet de déclaration politique qui pourrait transformer la manière dont la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) traite les affaires liées à la migration. Ce texte, dont l’adoption est prévue lors de la 135e session ministérielle du Conseil de l’Europe les 14 et 15 mai, propose de durcir les critères pour invoquer la protection de l’article 3 contre les traitements inhumains et encourage des « solutions innovantes », notamment le traitement des demandes d’asile dans des pays tiers.
La Belgique, signataire fondatrice de la Convention, se retrouve au cœur du débat. Six institutions publiques de défense des droits humains, dont Myria et l’Institut fédéral pour la protection des droits humains (FIRM/IFDH), ont publié l’an dernier un appel commun exhortant le gouvernement fédéral à défendre l’indépendance judiciaire. Elles soulignent que la Belgique a elle-même eu des difficultés à appliquer les décisions des tribunaux nationaux concernant les conditions d’accueil des demandeurs d’asile et a récemment élargi les motifs de retrait de la nationalité pour les binationaux.
Les avocats spécialisés en immigration mettent en garde: si la déclaration de Chișinău est adoptée en l’état, elle pourrait encourager les gouvernements à accélérer les expulsions et à externaliser le traitement des demandes d’asile, compliquant ainsi les dossiers de mobilité internationale qui reposent sur les regroupements familiaux ou les permis de séjour pour raisons médicales. Ils notent également que cette initiative intervient alors que la Belgique renforce ses mesures internes, notamment avec un projet de loi autorisant la police à pénétrer dans les domiciles privés pour interpeller les migrants en situation irrégulière.
Pour les responsables de la mobilité internationale, ce contexte pourrait modifier les évaluations des risques pour les collaborateurs clés bénéficiant des protections discrétionnaires de l’article 8 sur la vie familiale, ou exposés à une révocation de nationalité en cas d’infractions graves. Les entreprises sont donc invitées à suivre de près les négociations, à dialoguer avec les associations professionnelles et, le cas échéant, à soumettre leurs observations via les groupes sectoriels afin de préserver des voies juridiques prévisibles pour leurs talents.
La délégation belge n’a pas encore communiqué sa position finale. Les observateurs anticipent un débat houleux au Parlement dès que le Conseil d’État rendra son avis sur le projet de loi relatif aux perquisitions domiciliaires, plaçant l’engagement de la Belgique envers la CEDH sous un intense feu des projecteurs national.
La Belgique, signataire fondatrice de la Convention, se retrouve au cœur du débat. Six institutions publiques de défense des droits humains, dont Myria et l’Institut fédéral pour la protection des droits humains (FIRM/IFDH), ont publié l’an dernier un appel commun exhortant le gouvernement fédéral à défendre l’indépendance judiciaire. Elles soulignent que la Belgique a elle-même eu des difficultés à appliquer les décisions des tribunaux nationaux concernant les conditions d’accueil des demandeurs d’asile et a récemment élargi les motifs de retrait de la nationalité pour les binationaux.
Les avocats spécialisés en immigration mettent en garde: si la déclaration de Chișinău est adoptée en l’état, elle pourrait encourager les gouvernements à accélérer les expulsions et à externaliser le traitement des demandes d’asile, compliquant ainsi les dossiers de mobilité internationale qui reposent sur les regroupements familiaux ou les permis de séjour pour raisons médicales. Ils notent également que cette initiative intervient alors que la Belgique renforce ses mesures internes, notamment avec un projet de loi autorisant la police à pénétrer dans les domiciles privés pour interpeller les migrants en situation irrégulière.
Pour les responsables de la mobilité internationale, ce contexte pourrait modifier les évaluations des risques pour les collaborateurs clés bénéficiant des protections discrétionnaires de l’article 8 sur la vie familiale, ou exposés à une révocation de nationalité en cas d’infractions graves. Les entreprises sont donc invitées à suivre de près les négociations, à dialoguer avec les associations professionnelles et, le cas échéant, à soumettre leurs observations via les groupes sectoriels afin de préserver des voies juridiques prévisibles pour leurs talents.
La délégation belge n’a pas encore communiqué sa position finale. Les observateurs anticipent un débat houleux au Parlement dès que le Conseil d’État rendra son avis sur le projet de loi relatif aux perquisitions domiciliaires, plaçant l’engagement de la Belgique envers la CEDH sous un intense feu des projecteurs national.
Source : Altea Lawyers News
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