
L’opposition de la Coalition en Australie a adopté une nouvelle ligne dure en matière d’immigration, promettant que chaque visiteur étranger – qu’il s’agisse de touristes ou de travailleurs temporaires – devra fournir ses identifiants sur les réseaux sociaux pour un contrôle dans le cadre du processus de visa. Lors d’un discours à l’Institut Menzies le 13 avril, le porte-parole de l’ombre pour les affaires intérieures, Angus Taylor, a qualifié les contrôles actuels de « naïfs » et a averti que le pays reste vulnérable face à des candidats aux « intentions subversives ».
Selon cette proposition, les agents du ministère de l’Intérieur seraient autorisés à examiner les publications publiques des demandeurs à la recherche de sympathies extrémistes, d’images violentes ou de déclarations jugées incompatibles avec les « valeurs australiennes ». Le traitement non discriminatoire des visas – pilier de la politique depuis les années 1970 – serait ainsi remplacé par un système « fondé sur les valeurs », calqué sur les mesures mises en place aux États-Unis sous l’administration Trump.
La Coalition prévoit également de réintroduire les visas de protection temporaire, d’allonger les délais d’attente avant que les migrants puissent accéder aux prestations sociales, et de créer une « liste de pays sûrs » permettant de rejeter rapidement les demandes provenant de nations considérées à faible risque de refoulement. Des financements seraient alloués pour renforcer l’équipe de contrôle de l’Australian Security Intelligence Organisation et pour intégrer des agents de la Border Force au sein des unités de confiance et de sécurité des plateformes sociales.
Si ce plan est mis en œuvre, il pourrait considérablement rallonger les délais de traitement pour les voyageurs de loisirs et les professionnels en mission courte durée. Les entreprises qui envoient régulièrement du personnel en Australie pour de courtes affectations devront prendre en compte ces nouvelles obligations de transparence et effectuer une due diligence sur l’activité en ligne de leurs employés. Les groupes professionnels ont déjà alerté que ce filtrage systématique risque de dissuader les visiteurs à forte valeur ajoutée et de compliquer les négociations sur les accords de dispense de visa réciproques.
Pour l’instant, cette politique relève de la rhétorique de campagne – mais avec la migration en tête des préoccupations politiques, les entreprises disposant de programmes de mobilité vers l’Australie devraient surveiller l’éventuelle adoption de mesures partielles par le Parti travailliste avant le budget de mai.
Selon cette proposition, les agents du ministère de l’Intérieur seraient autorisés à examiner les publications publiques des demandeurs à la recherche de sympathies extrémistes, d’images violentes ou de déclarations jugées incompatibles avec les « valeurs australiennes ». Le traitement non discriminatoire des visas – pilier de la politique depuis les années 1970 – serait ainsi remplacé par un système « fondé sur les valeurs », calqué sur les mesures mises en place aux États-Unis sous l’administration Trump.
La Coalition prévoit également de réintroduire les visas de protection temporaire, d’allonger les délais d’attente avant que les migrants puissent accéder aux prestations sociales, et de créer une « liste de pays sûrs » permettant de rejeter rapidement les demandes provenant de nations considérées à faible risque de refoulement. Des financements seraient alloués pour renforcer l’équipe de contrôle de l’Australian Security Intelligence Organisation et pour intégrer des agents de la Border Force au sein des unités de confiance et de sécurité des plateformes sociales.
Si ce plan est mis en œuvre, il pourrait considérablement rallonger les délais de traitement pour les voyageurs de loisirs et les professionnels en mission courte durée. Les entreprises qui envoient régulièrement du personnel en Australie pour de courtes affectations devront prendre en compte ces nouvelles obligations de transparence et effectuer une due diligence sur l’activité en ligne de leurs employés. Les groupes professionnels ont déjà alerté que ce filtrage systématique risque de dissuader les visiteurs à forte valeur ajoutée et de compliquer les négociations sur les accords de dispense de visa réciproques.
Pour l’instant, cette politique relève de la rhétorique de campagne – mais avec la migration en tête des préoccupations politiques, les entreprises disposant de programmes de mobilité vers l’Australie devraient surveiller l’éventuelle adoption de mesures partielles par le Parti travailliste avant le budget de mai.
Source : The Guardian
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