
La vaste loi canadienne sur le renforcement du système d’immigration et des frontières (projet de loi C-12) entre en vigueur bien plus tôt que prévu par de nombreux migrants. Adoptée le 26 mars 2026, cette législation rend inéligibles à une audience complète devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié la plupart des demandes d’asile déposées plus d’un an après l’entrée du demandeur au Canada. Cette mesure s’applique rétroactivement aux arrivées postérieures au 24 juin 2020, poussant Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) à envoyer des milliers de lettres de « respect de la procédure » avertissant que les demandes pourraient désormais être rejetées.
Selon des reportages du Tribune (et précédemment de PTC News), environ 30 000 demandeurs d’asile et étudiants internationaux déboutés ont déjà reçu ces lettres, dont environ 9 000 étudiants punjabis venus initialement avec un permis d’études et ayant demandé l’asile après la réduction de leurs options post-diplôme. Les destinataires disposent de 21 jours pour fournir de nouvelles preuves ou organiser un départ volontaire, faute de quoi des procédures d’expulsion seront engagées. Les avocats en immigration soulignent que la plupart ne bénéficieront que d’une évaluation préliminaire des risques avant expulsion, bien moins complète qu’une audience devant un tribunal, rendant leur maintien au Canada difficile.
Le monde des affaires suit la situation avec inquiétude. Nombre des demandeurs concernés travaillent sous permis de travail ouvert dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre, comme la logistique, la transformation alimentaire et l’hôtellerie. Des expulsions soudaines risquent d’aggraver ces déficits, notamment en Ontario et en Colombie-Britannique, où résident beaucoup de ces demandeurs. Les collèges s’inquiètent également que cette application stricte dissuade les étudiants internationaux légitimes, qui contribuent des milliards en frais de scolarité et consommation.
Des groupes communautaires de Winnipeg, Brampton et Surrey ont organisé des manifestations les 17 et 18 avril, appelant le ministre de l’Immigration Marc Miller à retarder l’application de la loi et à créer une voie humanitaire pour les résidents de longue date. Le bureau du ministre affirme que ces règles plus strictes sont indispensables pour préserver l’intégrité du système d’asile canadien, rappelant que l’asile ne doit pas être « un plan de secours pour ceux qui ont épuisé leurs options d’études ou de travail ». Toutefois, IRCC a laissé entendre qu’il pourrait y avoir des flexibilités administratives, comme des délais prolongés pour les dossiers particulièrement complexes.
Pour les employeurs, la recommandation immédiate est de faire un audit de leurs effectifs temporaires et d’identifier les employés dont le statut dépend d’une demande d’asile en cours. Dans la mesure du possible, les entreprises devraient aider ces travailleurs à passer vers des programmes d’immigration pilotés par l’employeur (comme les Programmes des candidats des provinces) avant que les contrôles ne s’intensifient en mai. Les personnes concernées sont invitées à consulter rapidement des consultants ou avocats agréés, à rassembler des preuves de difficultés et à s’assurer que leurs coordonnées auprès d’IRCC sont à jour pour ne pas manquer les délais.
Selon des reportages du Tribune (et précédemment de PTC News), environ 30 000 demandeurs d’asile et étudiants internationaux déboutés ont déjà reçu ces lettres, dont environ 9 000 étudiants punjabis venus initialement avec un permis d’études et ayant demandé l’asile après la réduction de leurs options post-diplôme. Les destinataires disposent de 21 jours pour fournir de nouvelles preuves ou organiser un départ volontaire, faute de quoi des procédures d’expulsion seront engagées. Les avocats en immigration soulignent que la plupart ne bénéficieront que d’une évaluation préliminaire des risques avant expulsion, bien moins complète qu’une audience devant un tribunal, rendant leur maintien au Canada difficile.
Le monde des affaires suit la situation avec inquiétude. Nombre des demandeurs concernés travaillent sous permis de travail ouvert dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre, comme la logistique, la transformation alimentaire et l’hôtellerie. Des expulsions soudaines risquent d’aggraver ces déficits, notamment en Ontario et en Colombie-Britannique, où résident beaucoup de ces demandeurs. Les collèges s’inquiètent également que cette application stricte dissuade les étudiants internationaux légitimes, qui contribuent des milliards en frais de scolarité et consommation.
Des groupes communautaires de Winnipeg, Brampton et Surrey ont organisé des manifestations les 17 et 18 avril, appelant le ministre de l’Immigration Marc Miller à retarder l’application de la loi et à créer une voie humanitaire pour les résidents de longue date. Le bureau du ministre affirme que ces règles plus strictes sont indispensables pour préserver l’intégrité du système d’asile canadien, rappelant que l’asile ne doit pas être « un plan de secours pour ceux qui ont épuisé leurs options d’études ou de travail ». Toutefois, IRCC a laissé entendre qu’il pourrait y avoir des flexibilités administratives, comme des délais prolongés pour les dossiers particulièrement complexes.
Pour les employeurs, la recommandation immédiate est de faire un audit de leurs effectifs temporaires et d’identifier les employés dont le statut dépend d’une demande d’asile en cours. Dans la mesure du possible, les entreprises devraient aider ces travailleurs à passer vers des programmes d’immigration pilotés par l’employeur (comme les Programmes des candidats des provinces) avant que les contrôles ne s’intensifient en mai. Les personnes concernées sont invitées à consulter rapidement des consultants ou avocats agréés, à rassembler des preuves de difficultés et à s’assurer que leurs coordonnées auprès d’IRCC sont à jour pour ne pas manquer les délais.
Source : The Tribune